samedi, 18 septembre 2010

Être Bipolaire

 

Ce très beau texte de mon amie Amberwood vous expliquera comment elle vit sa bipolarité

 

 

Etre bipolaire

c'est ne plus être soi c'est être deux parfois,

celui qui agit sans se contrôler

celui qui regarde et qui ne comprend pas.

 

Etre bipolaire

c'est aussi partir très loin dans sa tête,

inventer son histoire, sortir de la réalité.

Etre sûr que c'est l'autre qui ne vous comprend pas.

Alors crier plus fort, devenir agressif et parfois, violent

et puis le lendemain ne se souvenir de rien.

 

Etre bipolaire

c'est aussi s'envoler, ne plus avoir de doute, ne plus avoir de peur.

Etre alors convaincu qu'on peut tout réussir jusqu'au plus grand projet jusqu'à sa déchéance.

C'est bouilir d'énergie ne plus la contrôler; ne plus avoir besoin de dormir la nuit.

C'est parler bien plus vite c'est ne plus se comprendre;

ressentir l'énergie habiter votre corps vous sentir bien plus fort.

C'est ne pas supporter que les autres ne suivent pas

qu'ils se fatiguent de vous et parfois, baissent les bras.

 

 

Etre bipolaire

c'est un jour pour rien tomber dans le néant

et se mettre à pleurer ne plus aimer la vie;

c'est se réfugier bien au chaud, dans son lit.

C'est rêver que le jour, demain ne se lève pas.

C'est repousser les gens même ses meilleurs amis.

Ne plus pouvoir sortir de son nid, de chez soi

et être persuadé que le danger est là.

C'est avoir honte aussi de ne plus pouvoir rien faire,

qu'on vous dise , tout le temps de faire un petit effort.

Mais ce qu'ils ne savent pas c'est qu'à ces moments-là

pour nous, à l'intérieur il n'y a plus rien à faire.

 

 

Etre bipolaire

c'est voir la vie qui passe et vous, qui, à côté, n'en faites plus partie.

C'est l'envie d'en finir.

C'est ne plus supporter d'avoir mal, de souffrir

de ne plus se reconnaître.

D'avoir une impression de double identité;

et parfois même pire d'être vraiment habité.

De ne plus rien maîtriser de se faire mal, jusqu'où?

ou de faire mal aux autres..

 

 

Etre bipolaire

c'est lâcher notre monde et partir dans un autre que l'on ne connait pas;

y voir même des êtres, des choses, qui n'existent pas à vos yeux

ni aux nôtres d'ailleurs.

C'est avoir peur de ça.

C'est être en psychiatrie pour rester protégé.

C'est reposer les autres ceux qui vivent avec nous.

C'est que l'on ne nous voit pas, parce qu'on a honte de soi;

c'est la peur de sortir et d'afronter le monde.

Nous demander sans cesse: sommes nous capables ou pas?

 

 

Etre bipolaire,

c'est la médication c'est essayer, sans relâche tant que ça ne marche pas.

Tant que l'on ne peut pas reprendre une vie sereine.

Et c'est subir aussi, les effets secondaires, les tremblements, le flou;

ces moments, où pour nous aider, on est vraiment drogué!

Les moments de colère, de déni de dégoût, de fatigue, de doutes,

et puis de désespoir.

C'est quand on y croit plus et qu'on appelle la mort

pour supporter la vie; qu'on se voit déjà mort

tellement et tellement, qu'on a envie plus fort.

 

 

Et puis si un beau jour à force d'essayer, un peu comme un miracle;

on devenait alors, plus équilibré voire même stabilisé;

alors à ce moment il faut se retrouver

non!

Bien plus que ça encore il faut se découvrir.

Et il faut accepter de vivre sans envolées, sans ces moments qu'on aime, ces vagues de folie.

C'est si paradoxal!

Que même moi je l'avoue comprendre, j'ai du mal...

Il est si difficile de savoir ce qui est bipolaire ou, fait partie de nous;

il nous faut entreprendre une longue route encore.

Se persuader qu'on a sa propre identité.

Qu'on est quelqu'un, malgré la bipolarité.

 

Amberwood.

samedi, 26 juin 2010

Bientôt du nouveau dans le diagnostic de la bipolarité

 

 

Diagnostic du trouble bipolaire avec l'imagerie par résonance magnétique (IRM)
PsychoMédia -  Publié le 25 juin 2010

 

L'imagerie par résonance magnétique (IRM) pourrait bientôt fournir un diagnostic plus rapide et plus précis du trouble bipolaire (maniaco-dépression) a indiqué une chercheuse au congrès du Royal College of Psychiatrists.

Les diagnostics manqués et retardés sont un problème majeur avec le trouble bipolaire, indique Mary Phillips de l'Université de Pittsburgh. "Seulement une personne atteinte sur 5 reçoit un diagnostic correct lors de sa première consultation médicale et il peut se passer dix ans avant de recevoir le bon diagnostic."

 



Un problème majeur est la difficulté de différencier la dépression majeure unipolaire du trouble bipolaire. Le problème, dit-elle, est que les personnes atteintes ont souvent du mal à indiquer à leurs médecins les épisodes d'hypomanie (hypomaniaques), car ils peuvent être vécus comme très agréables ou jugés normaux.

Une étude comparant les images cérébrales de personnes souffrant de dépression (unipolaire) et de dépression du trouble bipolaire montre que les 2 types de dépression se distinguent facilement par des structures d'activité très différentes de l'amygdale (siège de processus émotionnels) et du cortex préfrontal (impliqué dans la régulation émotionnelle).

S'il y avait un plan pour ne réaliser qu'une IRM pour déterminer si une personne présente une dépression bipolaire ou unipolaire, l'auteure suggèrerait de se concentrer sur le cortex préfrontal droit. S'il y a une anomalie dans le fonctionnement entre le cortex préfrontal droit et l'amygdale droit, il est probable qu'il s'agisse d'un trouble bipolaire.

L'enquête annuelle "Cemka-Eval", menée pour Imagerie Santé Avenir (Isa), indiquait justement cette semaine que le nombre d'appareils d'imagerie par résonance magnétique (IRM) est nettement insuffisant dans les établissements hospitaliers français. La France dispose de 543 appareils en 2010, soit 8,7 par million d'habitants, se plaçant en avant-dernière position devant la Turquie. La moyenne européenne est de 17 IRM par million d'habitants en Europe de l'Ouest (hors France) au 1er janvier 2009. La Suisse dispose de près de 30 appareils.

 


Psychomédia avec source:
The Royal College of Psychiatrists

mercredi, 23 juin 2010

Témoignage d'une bipolaire stabilisée

Témoignage « Sortir du silence »

« Le silence de ceux d’entre nous qui se rétablissent complètement renforce les préjugés existants. »
(Frese, 1997)

Sortir du garde-robe demande beaucoup de courage, mais j’ai la conviction que plus nous serons nombreux à nous afficher ouvertement, plus la population révisera ses préjugés envers la maladie mentale. Au risque de m’exposer aux préjugés et à l’exclusion, je vais tenter de vous résumer vingt ans de parcours entre la folie et le rétablissement. Il y a des histoires qui sont difficiles à raconter et d’autres qui sont dévoilées avec fierté. La mienne est le chemin reliant les deux.

Du banc de parc au banc d’école

La folie aura fait des ravages certains dans tout ce que je pouvais espérer de mieux pour moi. Mon adolescence a été parsemée d’hospitalisations, de crises, de colères et de honte. À l’âge de 15 ans, mes rêves de jeune fille se sont envolés lorsque les portes de l’hôpital psychiatrique se sont refermées derrière moi. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait... j’étais terrifiée et en colère. J’y ai connu la salle d’isolement et la contention. Cette période fut mon premier contact avec les préjugés et la honte... j’étais devenue « une malade mentale»!

Adulte, j’ai fait la rencontre de plusieurs psychiatres, eu différents diagnostics, pris de multiples médicaments pour avoir des résultats similaires : je souffrais toujours. Pendant ce temps, mon désespoir continuait de grandir. J’avais des épisodes de manie me propulsant en psychose et me plongeant par la suite en dépression. On a finalement diagnostiqué un trouble bipolaire. Je souffre également d’agoraphobie, peur qui m’a paralysée pendant plusieurs années. Tous ces moments de folie furent très souffrants et humiliants pour moi. Ils m’ont conduite à des endroits que je n’aurais jamais voulu visiter. J’ai habité des lieux sans adresse et y ai trouvé refuge dans les substances. J‘engourdissais ma folie jusqu‘à ce qu‘elle se réveille plus puissante que jamais. L‘errance était devenue ma destination. Rapidement, je me suis perdue, laissant derrière moi mes proches, mon avenir, mes rêves et ma dignité. Jamais je n’aurais cru survivre à ces épreuves... et pourtant...

J’ai été hospitalisée à plusieurs reprises et hébergée dans plusieurs centres de crise et résidences. J’ai erré longtemps dans les services de santé mentale... je cherchais un refuge. Engourdie par les médicaments, on me croyait stabilisée. Je m’étais retrouvée un chez-moi et avais repris contact avec les miens. J’allais à mes rendez-vous chez le médecin, prenais ma médication et les symptômes s‘atténuaient. Et pourtant, je souffrais toujours. J’avais pris au sérieux mon rôle de patiente. Je me croyais condamnée à rester malade et malheureuse. Je mourais à petit feu. Le renoncement et le désespoir m’ont handicapée pendant plusieurs années. J’avais abandonné l’idée d’un avenir pour moi.

L’espoir de Sam

Il suffit parfois d’une simple étincelle pour rallumer la foi en la possibilité d’une vie meilleure pour ceux qui ont perdu tout espoir. Mes enfants ont été des phares dans mon rétablissement. Alors que je vivais un épisode de maladie, mon fils Samuel m’a offert une boule à neige en verre. Il me l’a remise en me disant : « Maman, je sais que ça ne va pas. Lorsque tu ne te sentiras pas bien, secoue cette boule et pendant que la neige tombera, pense à ce que tu feras lorsque tu iras mieux.» J’ai gardé précieusement cette boule d’espoir que je ressors au besoin. Elle est devenue pour moi un symbole de rétablissement. L’espoir commençait à m’animer.

Mon parcours de rétablissement

Pour moi, le rétablissement est un processus unique débutant lorsque la personne décide de ne plus donner au trouble mental le pouvoir de contrôler sa vie. C’est la redécouverte de soi, de ses capacités et de ses rêves tout en se donnant de nouvelles possibilités, et cela avec ou sans la présence de limites et de symptômes engendrés par la maladie mentale. C’est l’espoir d’une vie meilleure.

À travers mon cheminement, j’ai dû prendre des risques et quitter bien souvent mes zones d’inconfort et de confort. Il m’a fallu beaucoup de courage et de persévérance pour franchir chacun des obstacles qui se dressaient devant moi. Plusieurs facteurs ont été déterminants dans mon rétablissement. Afin de retrouver le pouvoir d’agir sur ma vie, il m’aura fallu reconnaître que j’étais atteinte d’une maladie et ne pas en avoir honte. J’ai fréquenté des groupes d’entraide et différentes ressources en santé mentale.

À partir de mes expériences, j’ai appris à identifier mes limites, à avoir un mode de vie sain et à gérer mes symptômes qui sont encore parfois présents. J’ai maintenant un médecin avec qui je peux discuter de rétablissement et qui respecte mes choix quant à l’utilisation de la médication. Tout en contrôlant mes symptômes, les médicaments sont adaptés à mes besoins et leurs effets secondaires ne m’handicapent pas. J’ai fait également la rencontre de professionnels de la santé qui ont appris à me faire confiance et qui ont cru en mon potentiel et en mes rêves. Ils m’ont soutenue tout comme mes pairs, mes amis et ma famille. Ils ont tous cru en moi jusqu’à ce que je puisse moi-même y croire. Je profite de cette occasion pour leur témoigner toute ma gratitude.

Tranquillement, mais sûrement, j’ai recommencé à profiter de la vie, de ma vie. Mes rêves commençaient à germer. Je voulais maintenant aider à mon tour. Je suis fière d’avoir obtenu, avec les encouragements de mes proches, mon diplôme en service social. Tout un exploit que d’investir sept ans d’efforts, entrecoupés par la maladie, les études et l’éducation de deux enfants en bas âge! Je suis maintenant travailleuse sociale et, au quotidien, mon travail redonne un sens aux souffrances du passé. Ce vécu me permet d’être la femme que je suis aujourd’hui et de faire avancer la cause. Je suis une femme d’engagement, solidaire de mes pairs et déterminée à faire du rétablissement un discours en action.

Actuellement, j’offre des formations et des conférences basées sur le partage de mon expérience de vie qui est maintenant reconnue comme une expertise que je peux transmettre à mes pairs et aux intervenants. Je coordonne également un programme national qui, entre autres, fait la promotion de l’embauche de personnes ayant vécu un trouble mental; ceux-ci sont engagés comme intervenants, pairs aidants dans le réseau de la santé mentale. Et, à ce titre, je leur offre de la formation. J’ai également été certifiée pair aidant en Georgie et j’ai enseigné la pratique de l’intervention par les pairs en France. Les pairs aidants sont des modèles d’espoir et d’inspiration pour plusieurs personnes, qui tout comme je l’ai été, se sentent condamnées à vivre dans la folie et dans une existence vide de sens. Finalement, à travers mon parcours, j’ai dû affronter ma peur de la stigmatisation en m’affichant ouvertement face à mon entourage et dans le cadre de mon travail.

Aujourd’hui encore, je fais un pas de plus en m’ouvrant à vous.

En conclusion, ma vie actuelle va bien au-delà de mes rêves les plus fous. J’ai enfin retrouvé mon chemin où mes rêves de jeune fille m’attendaient. Ces rêves de fonder une famille, de réaliser des études universitaires, de voyager, de me réaliser dans un travail pour lequel je ressens de la fierté et, le plus important, d’avoir une vie remplie de bonheur et de rires au quotidien. J’apprécie tellement ma vie… elle m’a tellement manquée!

Nathalie Lagueux


Gouvernement du Québec
© Gouvernement du Québec, 2010

 


jeudi, 10 juin 2010

Mettre la Psychiâtrie et le secteur social au diapason


Pour le Collectif Régional d’Information et de Promotion de la Santé Mentale

Simon Vasseur-Bacle
Chargé de mission Centre Collaborateur OMS (CCOMS), Lille, France - ESPM Lille Métropole
Coordinateur du Collectif Régional d’Information et de Promotion de la Santé Mentale (CRIPSM)

Mettre la psychiatrie et le secteur social au diapason

En partenariat avec le ministère de la jeunesse et des solidarités actives et Touteleurope.fr, « La Croix » présente des actions concrètes de lutte contre l’exclusion sociale (9/30).


La Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars) s’attelle à un projet national d’envergure : précarité et santé mentale.

"À la suite des réunions de travail avec les intervenants sociaux, nous avons constaté qu’ils étaient démunis pour accueillir et suivre les personnes en souffrance psychique, de plus en plus nombreuses dans les rues", explique Lise Fender, chargée de mission Santé à la fédération. L’enquête Samanta, réalisée par le Samu social en 2009, et dont le rapport final est sorti en janvier, confirme cela : un tiers des sans-abri souffrirait de troubles psychiatriques sévères. Le rapport Orain et Chambaud de 2008 en expliquait déjà les raisons : les personnes atteintes de "troubles psychotiques, d’addictions, ou qui présentent des troubles somatiques divers (…) mettent en échec les dispositifs existants et, de ce fait, demeurent à la rue". Un travail de référencement est donc entrepris par la fédération.

"Il faut améliorer les réseaux de prise en charge et rendre la collaboration entre les secteurs psychiatriques et sociaux plus fluide", souligne Lise Fender. La fédération va éditer deux outils de ressource. Le premier est un guide expliquant les méthodes et le lexique médico-psychologique aux intervenants sociaux, et inversement. Le second est un répertoire des structures existantes sur tout le territoire.

Enfin, toujours dans une volonté de cohésion, la Fnars organisera le 2 décembre une journée d’étude nationale : "Précarité et santé mentale : travaillons ensemble". Lise Fenders espère faire émerger des préconisations destinées aux politiques publiques.


Diane Bloch

http://www.touteleurope.fr/fr/divers/toutes-les-informations/article/afficher/fiche/4402/t/44523/from/2891/breve/mettre-la-psychiatrie-et-le-secteur-social-au-diapason.html?cHash=45c1dbde08

En savoir plus :

Fédération nationale des associations de solidarité (Fnars), tél. : 01.48.01.82.00 ou par courriel : fnars@fnars.org

Une idée pour agir - La-Croix.com

Une idée pour l'Europe - Touteleurope.fr

Le dossier de Touteleurope.fr sur l'année européenne de lutte contre la pauvreté et l'exclusion

jeudi, 03 juin 2010

POUR INFORMATION : Diffusion nationale de documents d'information sur la santé mentale

 



Les troubles psychiques et leur traitement ont longtemps souffert d?une image négative, préjudiciable aux soins et à la vie des personnes qui en souffrent.

« Informer pour mieux soigner » tel est l?objectif du Psycom75.

Cet organisme regroupant 5 établissements de santé mentale parisiens a été mis en place pour mieux faire connaître les troubles psychiques et leurs traitements.

Le Psycom75 développe cinq collections de documents à destination du grand public et des professionnels de la santé et du social :
Les troubles psychiques, Les psychothérapies, Les droits et devoirs des usagers, Les médicaments psychotropes et L'organisation des soins.

En cliquant sur le lien
http://www.psycom75.org<http://www.psycom75.org/> vous découvrirez la présentation des documents disponibles et les modalités de commande.

Vous remerciant de l'intérêt que vous porterez à ce message.

Bien cordialement

Aude Caria
Coordinatrice
Psycom75
www.psycom75.org<
http://www.psycom75.org/>

mardi, 11 mai 2010

Quand la psychiatrie aide aux études

 

 


Villeneuve d'Ascq, clinique médico-psychologique

Les jeunes accueillis de 15 à 25 ans souffrent de pathologies psychiatriques : psychoses, troubles des conduites alimentaires, troubles de l'humeur, états dépressifs, troubles de la personnalité, états limites, phobies scolaires et troubles névrotiques invalidants. Nous intervenons en post-aigu en articulation avec le réseau de soins loco-régional.

Contacts :

Clinique Médico-Psychologique
Avenue Paul Langevin
BP10439
59664    Villeneuve d'Ascq Cedex.
Tél : 03 20 43 88 10  - 03 20 43 88 14 (après 21h)
Fax : 03 20 43 88 11
E-mail : cmp.villeneuve@fsef.net

Une équipe polyvalente, des soins diversifiés

La clinique dispose de 26 lits en hospitalisation temps complet et 25 places en hospitalisation de jour. Les jeunes accueillis bénéficient d'une prise en charge associant soins études et réadaptation.

Nous sommes une équipe polyvalente pluridisciplinaire composée de médecins psychiatres, de psychologues, d'infirmiers et d'éducateurs. Nous proposons des soins intégrés dans un projet individualisé pour chaque jeune. Ils consistent en des traitements médicamenteux, des entretiens médicaux, psychothérapiques individuels ou de groupe, en ateliers et des médiations thérapeutiques. La famille est associée au projet dès l'entrée du patient et lors d'entretiens familiaux. L'articulation entre projet de soins et projet pédagogique est un élément majeur de la prise en charge.

Nous préparons activement la réinsertion sociale et à l'orientation professionnelle du jeune.

La scolarité à Villeneuve d'Ascq

L'unité "soins études", annexe pédagogique du lycée Jean Prouvé à Lomme, scolarise des élèves de fin de collège et de lycée en enseignement général. L'enseignement est dispensé par des professeurs de l'Education nationale.

Lors de l'admission à la clinique médico-psychologique de Villeneuve d'Ascq, un projet personnalisé de scolarisation est mis en place en fonction de l'âge de l'élève, de son cursus scolaire antérieur et des ses choix d'orientation. L'assiduité aux cours est obligatoire, des bilans scolaires sont établis régulièrement et portés à la connaissance des élèves et de leur familles.Les activités scolaires sont régies par les règles de vie scolaire. En cas de scolarisation totale ou partielle en dehors de l'unité "soins études", le service des études assure les liens avec les autres établissements scolaires. De la même manière, il accompagne les élèves lors du retour vers l'enseignement en collège ou en lycée.

En fonction des possibilités, l'unité "soins-études" propose un accompagnement adapté aux étudiants post-baccalauréat.

Les demandes d'admission

La demande d'admission se fait par téléphone ou par courrier. Le dossier d'admission comprend les demandes de renseignements administratifs, médicaux et pédagogiques.Le dossier passe en commission d'admission composée du coordinateur médical et du directeur des études.Si les critères d'admission sont remplis, un rendez-vous de pré-admission est fixé.
Suite à ce rendez-vous, s'il y a une indication d'hospitalisation, une entrée est programmée.

Contact admission : Tél : 03 20 43 88 10

L'équipe de direction

 

Directeur : M. CREPIN

Présidente de CME : Mme le Dr GOUDEMAND

Directeur des études : M. VANOVERMEIR

vendredi, 30 avril 2010

Conférence du Dr Elie Hantouche sur la bipolarité et la créativité


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Voici le PPT du Dr Elie Hantouche,  conférence du 22 avril 2010 à la MDA de Lille

 

 

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Accueil du public et présentation de la conférence

 

 

 

 

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Explication d'une image du rétro-projecteur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dans le public beaucoup prennent des notes

 

 

 

 

 

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Le Docteur répond à une question

 

 

 

 

 

 

 

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Le public est captivé

 

 

 

 

 

 

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Le Dr Hantouche attentif aux questions posées

 

 

 

 

 

 

 

 

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Démonstration de la beauté de la maladie par la créativité des bipolaires par rapport aux

autres handicaps

 


 

 

 

 

 

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En résumé un public attentif et captivé par cette conférence et le sujet abordé






mardi, 16 mars 2010

INVITATION

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dimanche, 18 octobre 2009

Une interview du Dr Patrick Le Crdinal Par le journal La Voix Du Nord

Actualité Région

Les pairs aidants, ou comment des malades soignent des malades

lundi 16.03.2009, 05:19 - La Voix du Nord

 

 

 Le Dr Le Cardinal: «Nous, médecins, on ne peut tout faire.» Le Dr Le Cardinal: «Nous, médecins, on ne peut tout faire.»

Pour l'instant, ce n'est qu'un projet bien avancé. L'idée : que des malades, volontaires, formés et rémunérés interviennent auprès d'autres malades. Une vraie ressource puisqu'une personne sur trois connaîtra un trouble de santé mentale dans sa vie.

 

Il y a cinq ans, Marie-Christine Thibaut, 53 ans, a été hospitalisée à Armentières pour cause de grave dépression. Une épreuve très douloureuse, en partie derrière elle. Désormais elle est investie dans le secteur de la psychiatrie et porte avec Patrick Le Cardinal, médecin en santé mentale, le projet d'importer dans la métropole lilloise le concept de pairs-aidants.

Cette nouvelle manière d'envisager le soin est née outre-Atlantique et consiste à introduire des malades «  en bonne voie sur le chemin du rétablissement » dans le parcours de soin d'autres malades. Ils passent du temps ensemble, discutent. La relation se construit autour d'un vécu commun.

Proximité

Marie-Christine a mené l'expérience. Elle a accompagné une dame, d'un âge voisin du sien, malade de dépression. « Elle passait sa journée en chemise de nuit, ne sortait pas de chez elle... Et dès qu'elle me voyait, elle retrouvait le sourire. Une fois, on est même allées bras dessus bras dessous acheter un magazine télé, ça a été un grand pas. » (...) « C'est normal, on prenait les mêmes médicaments, on a eu les mêmes symptômes. Je savais ce qu'elle vivait, elle sentait que je la comprenais. »Le docteur Le Cardinal énumère les bons résultats obtenus au Canada et aux États-Unis. Nécessaire car il doit convaincre. En effet, la méthode bouscule le milieu médical habitué à la traditionnelle relation soignant-soigné et implique de demander aux structures de l'argent pour rémunérer les pairs aidants.

Pour lui, «  c'est important de reconnaître que nous, médecins, on ne peut pas tout faire. » Le message est passé, en partie : des formations ont récemment eu lieu, des soutiens officiels ont été apportés et ce projet pourrait voir le jour dans la métropole en 2010. •

LAURENT DECOTTE

PHOTO STÉPHANE MORTAGNE

mercredi, 29 avril 2009

Compte rendu de l'inauguration

L'association Etoile Bipolaire a été inaugurée le jeudi 16 avril 2008


Deux conférenciers ont animé cette soirée : le Dr Frédéric Kochman et le Dr Agnès Lambrichts



Le Dr Kochman a fait une présentation brillante des troubles bipolaires, à la fois axée sur la recherche mondiale, les anecdotes de terrain et l'importance du dépistage précoce chez l'enfant et l'adolescent, ce qui éviterait énormément de suicides des jeunes.

Il a aussi évoqué le projet des "pairs aidants" dont nous sommes partenaires et dont je vous tiendrai au courant de l'évolution et de l'importance de ce projet.

Le Dr Lambrichts a surtout évoqué l'importance de la psycho-éducation et de la prise en charge de sa maladie par le malade lui-même et de son entourage qui peut ainsi prévenir les dérapages.

Elle a parlé aussi de la mallette de psychoéducation à l'usage des professionnels de santé comme il en existe déjà une pour la schizophrénie et à laquelle nous collaborons.

Tous deux ont insisté sur le fait qu'une organisation de bipolaires était primordiale pour soutenir les malades et leur entourage. Ils ont aussi prévu que d'autres rencontres aient lieu à l'avenir et que nos échanges devaient se poursuivre rapidement.

Nous avons remis de nombreux dépliants visant à accroitre notre notoriété dans les sphères municipales et médicales.


Plus de 90 personnes ont participé à cette conférence, des officiels, des psychiatres, des médecins, d'autres personnels de santé, des bipolaires et des accompagnants.


Bref, tout ceci fut une réussite au delà de nos espérances.

 

Denise

 

mardi, 03 mars 2009

Pour mieux comprendre


Pour sa dernière émission de la saison, Ursula Gauthier reçoit Elie Hantouche, auteur - avec Regis Blain - de "La cyclothymie, pour le pire et pour le meilleur. Bipolarité et créativite" (Robert Laffont). Peut-on tirer parti du lien avec la créativité pour aider les tempéraments cyclothymiques à faire face aux périodes dépressives ? Peut-on soigner la cyclothymie et les troubles bipolaires sans altérer la créativité ? Oui, pour le psychiatre, une prise en charge de cette maladie est possible, sans faire craindre aux patients de devenir communs ou semblables aux autres – à condition de bien repérer le trouble, de personnaliser les traitements et de les accompagner dans la durée

Voici donc le lien pour visionner cette vidéo qui vous aidera à comprendre ce dysfonctionnement.
Les explications de cet éminent spécialistes étant très claires

http://www.dailymotion.com/relevance/search/+elie+hantouc...