mercredi, 18 mars 2015

Conférence

 

Dans le cadre des SISM

 

Une conférence donnée par le Docteur

 

Frédéric KOCHMAN

 

Aura lieu le

Le jeudi 26 Mars  18h 

Elle se tiendra à la

Maison Des Associations

72/74 Rue Royale Lille.


Le thème en est:

La bipolarité juvénile et son dépistage précoce

 


Entrée libre et gratuite.

 

 

Pensez à réserver vos places en envoyant un mail à:

etoilebipolaire059@gmail.com

 

 

samedi, 14 février 2015

Atelier Dépression


Atelier Mieux Etre 


''Déprime ou dépression? Que faire?'' 


Jeudi 19 Février 2015 de 18h00 à 20h00

Médiathèque Marguerite Yourcenar
199 rue Carnot
                                           59155 FACHES THUMESNIL 


Soirée animée par Fabienne Delava et Denise Mignot


La dépression est l'une des maladies psychiques les plus répandues dans la population générale. Elle entraîne souffrance et gênes dans la vie au quotidien. Le débat permettra de mettre en évidence ce qui la différencie de la déprime et comment en sortir. 


Entrée libre et gratuite, renseignement auprès de Sophie Sueur : 

03 20 61.75.57

Vous remerciant par avance et restant à votre disposition pour tous renseignements complémentaires. 

Bien cordialement. 

Sophie SUEUR 
Secrétariat 
Secteur 59G21
Tel : 03.20.61.75.57

mercredi, 11 février 2015

GROUPES DE PAROLE MDA

Le groupe de parole pour ce mois de Février

Aura lieu le:

Samedi 14 Février

Pa de groupes de parole pendant es vacances scolaires

lundi, 19 janvier 2015

Prochains groupes de parole

Maison Des Associations

72/74 Rue Royale

LILLE

Samedi 24 Janvier 2015

De 10h à 12h

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Maison Des Usagers

5 Rue d' Antin

LILLE

Mercredi 28 janvier 2015

De 17h30 à 19h30

 

dimanche, 18 janvier 2015

Les Bipolaires

 
 
Quelques bipolaires célèbres
 
 
 
 
 
Bonne lecture

 

lundi, 12 janvier 2015

GROUPES DE PAROLE ACCOMPAGNANTS

ATTENTION

 

Un groupe de parole aura  lieu le:

 

Samedi 17 janvier

de 10h à 12h

Maison Des Associations

72/74 Rue Royale Lille.

Ce groupe de parole est réservé.

 

EXCLUSIVEMENT

aux

ACCOMPAGNANTS

 

 

Comme pour les autres groupes de parole, il n'est pas nécessaire de s'inscrire

mardi, 06 janvier 2015

GROUPES DE PAROLE

Prochains groupes de parole

 

Maison Des Associations

72-74 Rue Royale Lille

Samedi 10 Janvier 2015 de 10h à 12h

 

Maison Des Usagers

5 Rue d' Antin Lille

Mercredi 14 Janvier de 17h30 à 19h30

Ce groupe de parole est précédé

d'une permanence de 14h à 17h.

 

 

mardi, 30 décembre 2014

ATELIERS MIEUX-ÊTRE

 
Atelier Mieux Etre

''Trop haut, trop bas : est-ce un trouble bipolaire''

Jeudi 15 Janvier 2015 de 18h00 à 20h00
 
 
Salle de projection - Fort de Mons en Baroeul
4 rue Normandie
59370 MONS EN BAROEUL
 
Soirée animée par Laurent Defromont et Denise Mignot
 
"Des hauts, des bas. Parfois nous nous sentons déprimés, puis plein d'énergie. Est-ce un trouble ou non? Pour certains, cela est un trouble appelé trouble bipolaire de l'humeur, mais comment le reconnaître? Que faire dans ces situations?
 
Entrée libre et gratuite, renseignement auprès de:
 
Sophie Sueur     03 20 61 75 57

 

mercredi, 29 octobre 2014

ADHESION

Adhérez à notre association

ou pensez à renouvelez votre cotisation pour 2014

Cliquez ici:ADHESION ETOILE BIPOLAIRE.pdf

lundi, 27 octobre 2014

GROUPES DE PAROLE

GROUPES DE PAROLES

Consultez le site régulièrement pour  

avoir  les infos actualisées

 

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Groupe de parole le

Samedi 13 DECEMBRE  

de 10h à 12h

à la Maison des Associations

72-74, Rue Royale

LILLE

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Le Mercredi 17 Décembre

de 17h30 à 19h30

à la Maison des usagers

5,Rue d'ANTIN

LILLE (Wazemmes)

précédé d'un permamence

de 14h à 17h pour répondre 

à vos questions sur

le trouble bipolaire

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Association ETOILE BIPOLAIRE

Aider les malades souffrant de troubles bipolaires,leurs proches par tous les moyens que nous possédons

Organiser des groupes de paroles les Mercredi et Samedi

Informer les membres de l'association par des documents,brochures et tout outil pour une meilleure compréhension de ces troubles 

Mettre en place des conférences publiques 

Participer à la promotion de tout évènement visant à mieux faire connaitre et destigmatiser la bipolarité et autres troubles psychiques.

dimanche, 26 octobre 2014

Atelier Mieux etre

Atelier Mieux Etre

''Affirmation de soi ''

Jeudi 18 Décembre 2014 de 18h00 à 20h00

Salle de Projection
Fort de Mons en Baroeul
4 rue de Normandie
59370 MONS EN BAROEUL

L'affirmation de soi est au cœur de nos relations et donc de notre bien-être. C'est être capable d'exprimer ses pensées, ses sentiments, ses opinions.
Comment apprendre à s'affirmer ? Comment se sentir moins mal à l'aise dans nos relations avec les autres ?"

Soirée animée par Nicolas Daumerie, psychologue sur le pôle de santé mentale et Denise Mignot, Association Etoile Bipolaire.

Entrée libre et gratuite, renseignement auprès de Sophie Sueur : 03 20 61 75 57

 

 

Soirée Santé "Mal-être, stress, burn-out"Mardi 25 NOVEMBRE 18H30 à Lille Grand Palais

Notre association a participé à la Soirée Santé organisée par Lille grand Palais sur le thème « Mal-être, Stress, Burn-out » le mardi 25 novembre 2014 .

 

Dans la seconde partie de la soirée, nous avons rencontré de nombreuses personnes et répondu aux  multiples questions sur le stand de l'Association ETOILE BIPOLAIRE . 

 

Le point sur la soirée : cliquez ici

Revivre la conférence grâce au lien Youtube: Cliquez ici

 

Revoir le reportage diffusé sur FRANCE 5:Dans la peau d'un BIPOLAIRE,de l'ombre à la Lumière

L'EXCELLENT REPORTAGE D'Alain CHARLOT en replay.

cliquez ici:

samedi, 25 octobre 2014

Aidez des personnes souffrant de troubles psychiques en leur offrant un emploi

Le programme expérimental "Un chez soi d'abord" vise à favoriser l'accès direct et le maintien dans un logement ordinaire de personnes sans-abri souffrant de troubles psychiques (diagnostic de bipolarité ou de schizophrénie).

A Lille, dans le cadre de ce programme, environ 90 personnes bénéficient d'un accompagnement par une équipe pluridisciplinaire composée de travailleurs sociaux, de médiateurs de santé-pairs, d'infirmiers, de médecins pour les aider à s'engager dans un parcours de rétablissement.

La reprise d'une activité professionnelle, même occasionnelle, étant souvent un moyen de reprendre confiance en ses capacités, de retrouver une utilité sociale, de lutter contre l'ennui, et d'assurer un complément de revenu, l'équipe d'Un chez soi d'abord souhaite donner un coup de main aux personnes qu'elle accompagne pour qu'elles proposent leurs services à des particuliers en tant qu'aide à domicile (pour des tâches ménagères, du petit bricolage, du jardinage...). Ces services à la personnes peuvent être occasionnels ou réguliers. 

Le premier contact et les premières interventions peuvent se faire en présence d'un professionnel de l'équipe d'Un chez soi d'abord si nécessaire, l'équipe participant alors au service demandé (vous bénéficiez donc de deux personnes au prix d'une!).

La rémunération se fait en chèque emploi service universel avec une aide administrative possible pour la déclaration de l'employé (la rémunération par CESU prévoit 50% de réduction d'impôt pour l'employeur). Le prix est à négocier entre l'employeur et l'employé.

Si vous êtes intéressé(e) pour bénéficier de services à la personne dans le cadre de ce partenariat avec le programme Un chez soi d'abord, vous pouvez contacter l'équipe par email: lille.1chezsoi@gmail.com ou par téléphone 0320549165.

 

dimanche, 13 avril 2014

Lien vers méditation en pleine conscience

Suite à la discussion au dernier groupe de parole, voici le lien pour essayer la méditation en pleine conscience pour ceux que cela peut intéresser:

http://www.epsm-lille-metropole.fr/content/m%C3%A9ditation-tbpc-g07

Programme de Thérapie Basée sur la Pleine Conscience élaboré par les docteurs Jeanson et Versaevel (version d'essai)

samedi, 12 avril 2014

Parole du patient, éthique du soignant... tout un programme !

Parole du patient, éthique du soignant... tout un programme !

 

Le 24 avril 2014 s’ouvrait la conférence internationale d’éthique clinique (ICCEC)sur le thème "La voix du patient". Martin Winckler, médecin, romancier, essayiste... en fût l'un des intervenants. Une brillante chronique intitulée "Parole du patient, éthique du soignant", à l'image de son auteur qui nous fait l'honneur de la partager avec la communauté d'Infirmiers.com.

parole du patient éthique du soignant

10e Conférence internationale d’éthique clinique sur "La voix du patient"

Aujourd’hui, je vais vous parler de ce qui devrait être. Vous n’aurez pas de mal à en déduire ce qui, malheureusement, n’est pas encore. Ce que je tente d’exprimer ici n’est pas une suite de dogmes, mais une série d’intuitions et d’aspirations. Patient et soignant sont tous deux des humains. Ils arpentent tous deux la route dangereuse, imprévisible et finie de la vie. Peu de chose, symboliquement, les différencient. En pratique, ce qui les sépare est leur situation. Le patient est un humain tombé dans un fossé (un ravin, un gouffre) et souffre. Il demande de l’aide à ses proches et, parfois, à un soignant. Le soignant est un humain qui dispense des soins. Parfois c’est un geste spontané, désintéressé ; parfois, c’est un métier choisi et il en vit. Dans un cas comme dans l’autre, c’est son attitude qui fait de lui un soignant, et non son statut.

Patient et soignant sont tous deux des humains. Ils arpentent tous deux la route dangereuse, imprévisible et finie de la vie

Pour aider le patient à sortir du fossé (du ravin, du gouffre), le soignant dispose d’un point d’appui (son savoir) et d’un levier (son savoir-faire, ses expériences). Sa mission : ramener le patient sur la terre ferme, l’empêcher de tomber plus bas, lui éviter d’être englouti dans les sables mouvants. Le soignant délivre des soins, des encouragements, de la réassurance. Le patient les reçoit et donne, en retour, beaucoup de gratifications - de la confiance, de la reconnaissance, de l’argent ; il contribue à la réputation, à la renommée du soignant. Ainsi, la relation de soin est une relation d’entraide, une relation de partage. Ce n’est pas une relation de pouvoir, ni d’une part, ni de l’autre. Le pouvoir s’exerce sans partage. Pouvoir et soin sont incompatibles.

C’est la parole du patient qui désigne le soignant. C’est elle qui décrit la situation - le fossé, le ravin, le gouffre dans lequel se trouve le patient. C’est elle qui fait appel au soignant - à celui-là et pas un autre. Sans la parole du patient, il n’y a pas de soignant.

Ainsi, la relation de soin est une relation d’entraide, une relation de partage

Ecoutez bien ce que dit le patient quand il entre, disait le britannique William Osler, car il vous donne le diagnostic.

C’est vrai : sans symptômes (ce que le patient ressent), les signes (ce que le soignant observe ou non) n’ont aucune signification. La parole du patient retrace l’histoire des uns et des autres. Elle décrit leur intensité et la perception qu’il en a. Elle exprime les émotions qui les ont accompagnées - et celles qui motivent l’appel au soignant.

Le soignant de métier connaît souvent beaucoup de choses. Il peut être tenté de penser qu’il sait mieux que le patient ce qui lui arrive. Il peut être tenté de croire qu’il est en charge. Mais c’est toujours au patient, avant tout, de prendre les décisions qui le concernent : il s’agit de sa vie, de son corps. Le soignant n’est pas dans le corps du patient, il n’est pas dans sa vie - sauf pendant le court temps qu’ils passent ensemble. Le soignant n’a pas les sensations du patient, ni ses représentations, ni ses émotions, ni sa sensibilité, ni ses repères, ni ses perceptions.

Le serment du soignant lui enjoint de respecter le corps du patient. Il doit aussi respecter sa parole, son ou ses récits. Souvent, la parole du patient peine à s’exprimer : Parce qu’il souffre. Parce qu’il a peur. Parce qu’il a honte. Parce qu’il est pudique et sensible. Parce qu’il est impressionné par le médecin. Parce qu’il craint d’être jugé. Parfois, parce qu’il a un secret.

Le soignant de métier connaît souvent beaucoup de choses. Il peut être tenté de penser qu’il sait mieux que le patient ce qui lui arrive

Le rôle du soignant consiste non seulement à l’écouter mais aussi à aider le patient à déterminer où il en est et ce qu’il veut faire - choses que le soignant ne peut pas savoir aussi bien que lui. La parole du patient doit être reçue et acceptée avec ses balbutiements et ses accidents, ses hésitations, ses incertitudes, ses erreurs, ses errances et ses errements, ses idées fixes et ses revirements.

La parole du patient, bien sûr, ne dit pas toujours toute la vérité. A chacun sa vérité, disait Pirandello. Et everybody lies, renchérit Greg House. Mais on ne peut pas soigner en mettant, a priori, la parole du patient en doute. Le fait que le patient omette, oublie, se trompe ou mente délibérément ne dispense pas le soignant de l’écouter et ne l’autorise jamais à suspendre son aide !!!Car l’objectif du soin est, avant tout, le mieux-être (ou le moins-mal-être) du patient. Et la mission du soignant n’est pas de contrôler la sincérité de ce que le patient dit mais de se guider sur ses dires pour vérifier qu’il lui dispense des soins appropriés !

Le patient est le capitaine de sa vie. Le soignant est un pilote qui l’aide, le cas échéant, à s’extraire des récifs sur lesquels il s’est échoué. La parole du patient guide le soignant à tout moment. Et c’est au soignant d’adapter son savoir et son savoir-faire au patient, non au patient de se plier à la pratique du soignant. Sinon, ce n’est plus du soin, mais une relation de pouvoir.

Le patient est le capitaine de sa vie. Le soignant est un pilote qui l’aide, le cas échéant, à s’extraire des récifs sur lesquels il s’est échoué

Ce que veut le patient, le plus souvent, c’est se libérer de la souffrance. Et c’est pour cela qu’il fait appel au soignant. Quand la souffrance s’est atténuée, le patient se sent plus libre, y compris de ne plus faire appel au soignant. La meilleure relation de soin, c’est celle à laquelle patient et soignant sont heureux de mettre un terme, de constater qu’elle n’a plus d’objet parce que le patient est de nouveau libre de vivre sa vie. Cela aussi, c’est la parole du patient qui le dit.

La parole du soignant est importante elle aussi : après tout, il s’agit d’une relation de partage. Les deux voix doivent se répondre, non s’opposer ; dialoguer et non s’affronter ; définir ensemble et non disputer. Le soignant n’a pas pour mission de corriger le patient ou de le faire taire, mais au contraire de l’aider à s’exprimer, dans toutes ses nuances.

Le soignant est un être humain. Quel que soit son statut, il n’a pas de supériorité morale sur les autres êtres humains. Certains soignants peuvent cependant être tentés de profiter de la situation des patients, d’abuser de leurs faiblesses, d’user de leur ascendant pour leur profit personnel, de monnayer leurs soins pour un prix exorbitant. Pour cette raison, le patient est protégé par des gardes-fous, des lois que le soignant doit respecter. Le soignant est également guidé par des règles de comportement professionnel (code de déontologie) et par des principes moraux (règles éthiques).

Les uns sont édictés par les groupements de professionnels ; les autres sont issues des réflexions des philosophes. Mais rien n’interdit d’imaginer un code d’éthique énoncé par le patient.

Moi qui suis aussi un patient (je l’ai été, je le suis, je le serai, comme tout un chacun), je vous en propose un, en forme de décalogue.

Rien n’interdit d’imaginer un code d’éthique énoncé par le patient...

Le décalogue du soin, énoncé par le patient

  1. Je suis le patient, ton égal, et je te choisis comme soignant. En échange de ma confiance, tu assumeras la responsabilité de mes soins avec loyauté. Car je n’ai pas besoin d’une relation de pouvoir, mais de soutien, d’assistance et de partage.
  2. Pour me soigner au mieux, physiquement et moralement, tu mettras en œuvre ton savoir, ton savoir-faire, ton intelligence et ton humanité ; tu prendras garde, en tout temps, à ne pas me nuire.
  3. Tu respecteras ma personne dans toutes ses dimensions, quels que soient mon âge, mon genre, mes origines, ma situation sociale ou légale, ma culture, mes valeurs, mes croyances, mes pratiques, mes préférences. Si tes valeurs sont trop éloignées des miennes pour que tu te sentes prêt à me soigner, tu m’aideras sans réserve à trouver le soignant dont j’ai besoin.
  4. Tu seras le confident et le témoin qui entend mes plaintes, mes craintes et mes espoirs sans jamais les disqualifier, les minimiser, les travestir, les museler, les divulguer sans mon accord ou les utiliser contre moi. Tu seras mon interprète et mon porte-parole, celui qui parle en mon nom mais non à ma place. Tu ne me soumettras pas à des interrogatoires inquisiteurs et tu ne me baillonneras pas.
  5. Tu partageras avec moi, sans réserve et sans brutalité, toutes les informations qui me concernent et dont j’ai besoin pour comprendre et supporter ce qui m’arrive, pour faire face ce qui m’arrivera. Tu répondras patiemment et sans restriction à toutes mes questions ; tu ne me cantonneras pas au silence, tu ne me laisseras pas dans l’ignorance.
  6. Tu m’aideras à prendre les décisions qui me concernent, en m’informant et en me guidant au mieux. Tu n’entraveras jamais ma liberté par la menace, le chantage, le mensonge, le mépris, la manipulation, le reproche, la culpabilisation, la honte, la séduction. Tu ne me tromperas ni sur tes compétences ni sur tes limites. Tu ne m’abuseras pas et tu n’abuseras pas de moi.
  7. Tu m’assisteras non seulement face à la maladie, mais aussi face à tous ceux qui pourraient profiter de mon état – tout particulièrement s’il s’agit d’autres professionnels de santé. Tu ne seras ni leur complice, ni leur serviteur. Et tu refuseras que quiconque – moi y compris - t’achète ou t’utilise.
  8. Tu m’aideras à lutter contre les injustices qui m’empêchent de recevoir des soins, tu respecteras et feras respecter les lois qui me protègent. Tu te tiendras à jour des connaissances scientifiques et des savoir-faire libérateurs ; tu lutteras contre les obscurantismes.
  9. Tu respecteras tous les autres soignants, quelle que soit leur statut, leur formation, leur mode d’exercice et tu oeuvreras de concert avec eux. Car j’ai besoin de soignants qui travaillent ensemble, et non de professionnels aliénés par la hiérarchie ou les luttes de pouvoir.
  10. Tu te soigneras et tu soigneras les tiens avec le même engagement et la même loyauté qu’à mon égard. Car si je ne veux pas d’un soignant qui m’exploite, je ne veux pas non plus d’un soignant qui se sacrifie. J’ai besoin d’un soignant que soigner gratifie.

Martin WincklerMartin WINCKLER Médecin, romancier, essayiste, blogueur...

Ce texte a été publié sur le site internet de l'auteur le 27 mai 2014

 

samedi, 08 mars 2014

Nutrition et souffrance psychique

Article sur la nutrition pour faire suite au groupe de parole du 26/4/2014.Comment bien nourrir le cerveau d’une personne en souffrance psychique ?

Retour sur la demi-journée d’automne le 7 nov. 2013 à Loos

A l’époque où l’on s’intéresse aux effets de l’alimentation sur la santé, la clinique Lautréamont propose une approche sensible de la nutrition pour des jeunes patients en souffrance psychique.

A l’époque où l’on s’intéresse aux effets de l’alimentation sur la santé, la clinique Lautréamont à Loos-lez-Lille propose une approche sensible de la nutrition pour des jeunes patients en souffrance psychique.

Cette rencontre organisée par la Fédération régionale de recherche en santé mentale Nord – Pas-de-Calais , le 7 novembre 2013, fut l’occasion de comprendre les mécanismes, effets et apports de l’alimentation sur le fonctionnement du cerveau. Mais de quel cerveau parle-t-on ? Car, en définitive, notre corps serait "constitué" de 3 cerveaux :

  • celui de la tête
  • celui du cœur
  • celui de l’intestin

Etrange conception qui prend sens lorsqu’on s’intéresse aux interactions entre ces organes. On retrouve, en effet, 200 millions de neurones dans les intestins. Ces cellules nerveuses semblent indiquer que l’intestin envoie en permanence des données au cerveau (via le sang mais aussi le nerf vague). Et on retrouve ce même lien bijectif entre le cerveau et le cœur (la cohérence cardiaque). Dès lors, pourquoi s’étonner de l’interaction entre la microbiote (ou flore intestinale) et le cerveau ?

Cet état élargit le champ du possible : une modification de la flore intestinale aurait-elle des effets sur l’état neurobiologique de la personne ? D’ores et déjà, des études sont en cours sur le syndrome de l’intestin irritable et dans le traitement de la dépression [1] et des voies de recherche sont ouvertes pour la maladie d’Alzheimer, de Parkinson [2] et même la schizophrénie.

On peut s’interroger également sur le rôle joué par les neurotransmetteurs. Sérotonine, triptophane, L-Tyronise... Les associer à des traitements médicamenteux permettrait de renforcer les effets sur des pathologies comme la dépression [3] [4] [5] (dépression saisonnière, syndrome prémenstruel, dépression dopamino-dépendante...).

De même, le lien linéaire entre la consommation de poisson et la dépression est probant : après 35 jours de prise d’Oméga 3, une personne en état dépressif éprouve une amélioration de son élan vital ainsi qu’une baisse de l’agressivité et de l’anxiété [6].

Nul doute maintenant qu’il convient de bannir la junk food au profit d’une alimentation riche en Oméga 3 et en anti-oxydants. De ces recherches découle un programme éducatif dont bénéficient les jeunes patients pris en charge au sein de la clinique Lautréamont. « A l’hôpital, on peut BIEN manger ! » rappelle le Dr Frédéric Kochman, pédopsychiatre coordinateur de la clinique. De fait, les jeunes patients hospitalisés en raison d’un trouble psychique sont sensibilisés au cours de groupes d’éducation thérapeutique à l’importance et l’impact de l’alimentation sur notre cerveau. Il précise que « des données étonnantes sont alors échangées entre notre équipe soignante et les patients. Par exemple, saviez-vous que 25% des calories ingérées par jour sont à destination unique de notre cerveau, qui ne représente pourtant que 2% du poids du corps ? Saviez-vous que la carapace ou plus exactement la membrane de nos 100 milliards de cellules nerveuses est constituée principalement de phospholipides c’est à dire de gras ? C’est pourquoi le choix de bonnes substances grasses (en l’occurrence les acide gras Oméga 3, provenant avant tout de la mer) peuvent avoir un impact notoire sur notre fonctionnement cérébral et donc contribuent à guérir d’un stress chronique tel que la dépression ». En pratique, à chaque repas, des fiches détaillées consacrées à différentes familles alimentaires (les choux, les carottes, les tomates, l’ail, les poissons, etc.) sont mises à disposition sur les tables. Les jeunes patients les lisent, s’approprient leur contenu, et en reparlent très souvent au cours des entretiens avec les soignants de notre clinique. « Au total, cette implication mixte soignants-soignés sous la forme d’une démarche motivationnelle pour une alimentation saine représente une avancée majeure dans une démarche raisonnée et holistique des soins pour nos jeunes patients » ajoute le Dr Frédéric Kochman.

En résumé, se soucier de la qualité de l’alimentation d’une personne c’est, indirectement, agir sur sa santé psychique. Des passerelles entre la gastro-entérologie, la nutrition et la psychiatrie semblent dès lors devoir se mettre en place.

vendredi, 07 mars 2014

Pour aider les jeunes en souffrance

La Voix du Nord

 

Des professionnels de la santé mentale volent au secours des ados en souffrance

PUBLIÉ LE 20/09/2013

Par ADELINE BOLDODUCK - Photo HUBERT VAN MAELE

Sans le savoir, ils ont été les premiers en France. Aujourd’hui, le concept d’équipe mobile existe dans une dizaine de villes. Des professionnels de l’Établissement public de santé mentale (EPSM) se déplacent dans vingt-trois communes de la métropole pour aider des adolescents en difficulté.


Les adolescents sont d’abord reçus seuls. Les parents sont ensuite conviés à la discussion.
 

Un jeune homme qu’on appellera Sylvain est admis au service pédiatrique de l’hôpital d’Armentières. La douleur qu’il subit ne se voit pas, contrairement aux autres patients du service. Sa mère l’a amené aux urgences pour le protéger de ses idées noires. Deux professionnels de la santé mentale se rendent sur place, pour l’écouter et l’aider. Des structures existent pour aider les adolescents en difficulté, certains parents ont aussi recours à des services privés, comme des psychiatres ou psychologues libéraux. Des rendez-vous, entièrement gratuits, peuvent aussi avoir lieu dans des centres de santé mentale (CSM), comme à Halluin, Tourcoing ou Armentières. Mais les demandes sont nombreuses et les délais d’attente souvent longs.

Il y a dix ans, une nouvelle forme de prise en charge a été mise sur pied au sein du service du Dr Garcin, de l’EPSM : les équipes mobiles. Par groupe de deux, les professionnels (psychiatres, psychologues, infirmiers, assistantes sociales…) se rendent là où se trouve l’adolescent, dans un délai de 24 heures. Ces rendez-vous « d’urgence » peuvent se faire à l’hôpital, dans les foyers, dans les CSM… « On n’est pas mobiles pour être mobiles, on l’est pour être disponibles », détaille Vincent Garcin. Sylvain, par exemple, a reçu à l’hôpital la visite de deux binômes, à 48 heures d’intervalle. Les entretiens, qui se font en deux temps, permettent aux jeunes de s’exprimer, dans le secret d’un bureau fermé. Les parents sont ensuite conviés à la discussion.

Donner des clés pour gérer les angoisses

Rosalie et Michaël, deux infirmiers du service, ont reçu un élève de 3e. Ce jeune homme, que l’on appellera Maxime, a déjà fait deux tentatives de suicide. Et cet été, il a fugué. Difficile de penser que Maxime est en souffrance. Il a le visage ouvert, le sourire aux lèvres. Il a des amis, une petite copine. Il n’aime pas l’école. Rien d’extraordinaire. Les deux infirmiers creusent, le font parler. Une légère dyslexie, un père qu’il préfère oublier, un conflit avec son beau-père. Autant de problématiques dont il n’arrive pas à parler. Et qui s’expriment par des passages à l’acte. Sylvain, qui vit aussi une situation complexe, résume parfaitement les choses : « Une goutte d’eau peut faire déborder le vase, mais mon vase à moi il est tout petit. »

L’objectif des équipes mobiles est de donner à ces jeunes garçons et ces jeunes filles des clés pour gérer leurs angoisses. Et pour tenter d’alléger un peu le sac de leur souffrance, elles leur proposent un parcours de soins. Des rendez-vous réguliers avec des professionnels ou la participation à des ateliers collectifs, pour se libérer à travers l’art ou l’écriture. « Chez l’adulte, la pathologie est souvent installée, mais en pédopsychiatrie, on peut encore faire bouger les choses », table, optimiste, Rosalie, qui remarque aussi que «tout ce qui s’est passé à l’enfance revient à l’adolescence, c’est presque mathématique ». Appeler à l’aide le plus tôt possible peut atténuer les problématiques à venir. Les équipes mobiles s’occupent d’ailleurs des enfants dès leur naissance.

Une souffrance sans barrière sociale

« La performance à l’école, la fragilité des représentations familialesou encore la question de la place de l’adolescent dans notre société », autant d’items récurrents que pointe Vincent Garcin, le chef du secteur de psychiatrie infanto-juvénile de l’Établissement public de santé mentale. Les vingt-trois communes de la métropole couvertes par le service représentent 270 000 habitants, dont 27 % de mineurs. « C’est une population très jeune» avec, donc, une proportion de jeunes en souffrance plus importante que dans d’autres territoires français. Dans certaines communes, le nombre de jeunes suivis est forcément plus important. Les demandes ne sont pas les mêmes à Tourcoing ou Mouvaux, par exemple. En revanche, quel que soit le bassin de population, les problématiques rencontrées sont similaires. En clair, l’aisance sociale des parents ne garantit pas la santé mentale des adolescents.

Divorce, mésentente avec les beaux-parents, maltraitance, les professionnels de l’EPSM sont confrontés à toutes sortes de situations. Certains cas nécessitent une intervention d’urgence, comme lors de tentatives de suicide. C’est le rôle des équipes mobiles. La plupart du temps, les jeunes sont reçus lors de rendez-vous dans un centre de santé mentale (CSM). Rosalie, infirmière, s’étonne de la pression croissante mise sur les enfants. « On ne leur laisse pas le temps de grandir. » « Les mamans se sentent vite coupables », complète l’infirmière, et l’Éducation nationale renvoie de plus en plus vers les CSM. Conclusion, « ces situations viennent embouteiller les services, ce n’est pas véritablement du travail de psy ». Un engorgement qui pourrait devenir comparable à celui que connaissent les urgences générales.

 

Bravo pour cette initiative

Denise

 

jeudi, 06 mars 2014

ATELIERS MIEUX ETRE

atelier mieux etre022.jpg

Plus de détails:

Cliquez sur le lien: atelier mieux etre.pdf

PLANNING:

Cliquez sur le lien: atelier mieux etre023.pdf

mercredi, 05 mars 2014

CONFERENCE de M. le Docteur Christian GAY, Psychiatre, spécialiste de la Psychoéducation

 

Cher(e) Adhérent(e), Cher(e) Ami(e), 

Nous avons l’honneur de vous inviter à assister et participer à la conférence de

M. Le Docteur GAY, psychiatre spécialiste des troubles

bipolaires à Garches, que nous organisons

le mercredi 14 mai 2014,de 18h30 à 20h30,

à la Maison des Associations,

72/74 rue Royale à Lille.

Le thème de cette conférence sera :

" La PSYCHO EDUCATION "

Entrée libre et gratuite