lundi, 03 mars 2014

CONFERENCE DEBAT LILLE 19 MARS 18H Entrée libre et gratuite

CONFERENCE DEBAT animée par le Dr DEFROMONT,Psychiatre , Chef de Pole de Santé Mentale et Denise MIGNOT, Présidente de L'Association ETOILE BIPOLAIRE

Le 19 MARS 18h MAISON DES ASSOCIATIONS

72-74 RUE ROYALE LILLE

LA SANTE MENTALE NOUS CONCERNE TOUS, MAIS COMMENT AGIR ?

Plius de détails, cliquez ci dessous:

G21-19mars-SISM2014-A4-web.pdf

G21-19mars-SISM2014-A4-web.doc

mardi, 14 janvier 2014

A NE PAS RATER Documentaire sur FRANCE 5 le 18 MAI à 20H35

DIFFUSION MARDI 18 MARS A 20.35 INÉDIT 

FRANCE 5-LE MONDE EN FACE – CAROLE GAESSLER  

 DE L’OMBRE A LA LUMIERE : 

PAROLES DE BIPOLAIRES   

 

 Ce documentaire donne la parole à des hommes et des femmes bipolaires. 

Une maladie qui concerne 600 000 personnes en France soit un citoyen 

sur cent.  

Gérard Garouste, peintre de renommé internationale, est bipolaire depuis 

près de 50 ans. Il a vécu dix longues années de dépression et plusieurs 

internements en hôpital psychiatrique.  

Nadège, coiffeuse, réveillait ses enfants en pleine nuit pour les faire 

chanter à tue tête.  

Denise, ex-ouvrière dans le textile et ancienne soudeuse, se sent bipolaire 

depuis toujours. A l’âge de 10 ans, elle a vu Jeanne d’Arc en chair et en os 

dans une église.  

Marianne, architecte décoratrice d’intérieur, a alterné d’intenses moments 

de montée sexuelle et l’envie irrépressible d’en finir avec la vie.  

Yann, photographe résidant en Chine, a été touché par la folie des 

grandeurs. Locataire d’un palais princier au cœur de Pékin, il dépensait 

compulsivement son argent en livres et en tableaux.  

Tous subissent les assauts d’une maladie, autrefois nommée psychose 

maniaco-dépressive, d’une maladie en forme de montagnes russes, avec 

ses sommets et ses abysses, ses périodes d’exaltations puissantes et ses 

phases de mélancolie profonde.  

Une maladie qui, tout en faisant de ses victimes, des décalés de la vie, les 

projette régulièrement dans une dimension de grande souffrance.  

 

Après la diffusion de ce documentaire, Carole Gaessler s’entretient avec Florian Ferreri, psychiatre spécialiste des troubles bipolaires à l'Hôpital Saint-Antoine et Philippe Charrier, Président Fondateur de Clubhouse France. Président de l'UNAFAM, Union Nationale de Familles et Amis de Personnes Malades  

 

DOCUMENTAIRE  

Format 52’  

Un film de Alain Charlot 

Sur une proposition de Sarah Lebas  

Production CAPA Avec la participation de France Télévisions  

vendredi, 10 janvier 2014

La Psychoéducation

Définition de la psychoéducation du trouble bipolaire
par Bipote

        

Bipote @ gmail.com
bipotes.leforum.eu      
  
                                        

 

 C'est quoi?



La psychoéducation, c’est l’éducation ou la formation d’une personne souffrant d’un trouble psychiatrique afin de lui donner les moyens de gérer de la façon la plus autonome possible sa maladie et les conséquences sociales de celle-ci. On peut donner trois dimensions à la psychoéducation  1  :

 Une dimension pédagogique : donner des informations sur la maladie et les traitements. 
 Une dimension psychologique : soutenir émotionnellement la personne face aux difficultés d’accepter ou de vivre avec la maladie. 
 Une dimension comportementale : donner des outils à la personne pour qu’elle adopte les comportements qui lui conviennent le mieux pour gérer ses problèmes. 

Les principales formes thérapeutiques qui apparaissent indispensables à la prise en charge des troubles bipolaires associées au traitement pharmacologique sont : 

 La Psychoéducation personnelle et familiale 

 LesThérapies Comportementales et Cognitives. TCC

 LaThérapie Interpersonnelle et des rythmes sociaux TIP

Les thérapies psychanalytiques, très fréquentes, n’ont pas apporté la preuve méthodologique de leur efficacité dans le trouble bipolaire ni dans la dépression  3  mais qu’elles présentent un intérêt dans l’amélioration de certains troubles de la personnalité et des phases dépressives qui les accompagnent.

Les mesures psycho-éducatives dépassent le seul cadre de l'information générale transmise sur la maladie et ses traitements.

Dans une définition large ceux sont tout les outils qui nous permettent de mieux comprendre, de réagir et ainsi de nous donner les moyens pour faire nos choix face à nos difficultés. Dans cette perspective, on peut parler de réhabilitation, d'insertion, peu importe, il s'agit d'avoir des repères suffisants pour gérer nous mêmes notre propre vie  1    .

 Son origine?


 
Le premier à avoir développé la psychoéducation est le Professeur R.P. Liberman de Los Angeles. Il a constaté que les personnes souffrant de psychoses avaient fréquemment des problèmes cognitifs (attention, mémoire, organisation de la pensée) qui rendaient plus difficile la transmission d’informations sur les troubles. Dans l’idée de rendre ces informations plus accessibles, il a construit une méthode spécifique, très structurée et qui s’étale sur plusieurs mois. Ce programme se base sur les méthodes comportementales dont l’Entraînement aux Habilités Sociales (E.H.S.), qui vise à apprendre les "habilités sociales" nécessaires pour vivre avec un trouble mental. Il s’agit par exemple, d’arriver à exprimer ses besoins de manière claire, de savoir demander des informations à son médecin, etc.   

Les TCC ont été développées dans les troubles bipolaires depuis plusieurs décennies. Les premières TCC ont été proposées à des patients souffrant de troubles anxieux dans les années 1950. En 1960 est apparue la TCC de la dépression ; dans les années 1980-90 ont été développés des programmes et des manuels de TCC pour les épisodes dépressifs. En 1996 paraît le Manuel de TCC pour patients bipolaires de Basco et Rush. Le programme de Lam et al .(7), référence internationale dans ce domaine, est diffusé à partir de 1999, et en 2002 paraît le guide de Newman. 

Le Docteur Christian Gay est le pionnier de la psychoéducation en France, il a permis l'existence de France Dépression, d'ARGOS 2001 et il est coordinateur de programme psychoéducatif depuis de nombreuses années. 

Peu connues et pratiquées en France les thérapies interpersonnelles (TIP) ont pourtant fait l’objet de nombreux travaux dans d’autres pays depuis leur mise au point au début des années 70. La thérapie interpersonnelle et des rythmes sociaux a été développée par E. Frank et al. à partir de 2000. 

 A quoi ça sert?



Les traitements psychoéducatifs favorisent l'alliance thérapeutique, tendent à améliorer les connaissances sur la maladie, l'adhérence au traitement, la capacité à faire face aux prodromes (identification dés le début) des épisodes maniaques, à réduire les risques de rechute maniaque et par un travail avec les familles. Ils améliorent la prévention  des abus de substances,  meilleure gestion de la vie sociale, professionnelle et affective, identification des facteurs déclenchants et précipitants, respect des règles d'hygiène de vie, amélioration  des relations interpersonnelles et du fonctionnement social dans les périodes intercritiques  (symptômes mineurs et symptômes résiduels). En outre le patient durant le temps de cette prise en charge est mis sur des rails et bénéficie de l'expérience du groupe.

L’approche des TCC est à la fois curative mais surtout préventive et augmente de façon significative l’engagement du patient dans la prise en charge de sa pathologie.

Les principales cibles des programmes de TCC sont :

 une connaissance de la maladie permettant au patient de mieux l’accepter au sens d'une reconnaissance et non d'une résignation.

 une définition et une maîtrise d’une sorte de système d’alarme qui permet au patient une reconnaissance précoce des symptômes qui annoncent une récidive ( identification des prodromes ). Plusieurs études ont montré que 62 % des bipolaires ne repèrent pas spontanément les signes précurseurs de la dépression et 36 % de la manie. Cela évite notamment que les rechutes soient vécues comme brutales par le patient. 

 la mise en œuvre de techniques pour essayer de les prévenir et pour mieux contrôler les symptômes.

 l’amélioration et le maintien de l’observance médicamenteuse, véritable pierre angulaire permettant la rémission de la maladie.

 une réduction des facteurs de stress psychosociaux. 

TCC et traitements psychoéducatifs partagent le même modèle de la maladie. Il est donc difficile de départager clairement l'impact de l'une ou l'autre des interventions, elles sont étroitement liées.  

L’intervention familiale (consistant essentiellement en la délivrance d’informations) réduit le nombre de rechutes et améliore la symptomatologie dépressive, notamment au sein des familles à haute expression émotionnelle   . Elle permet de réduire l’émotion exprimée et donc la fréquence des rechutes, elle améliore la symptomatologie, le fonctionnement socio-professionnel des patients et l'amélioration de la qualité de vie du sujet et de sa famille.     

La thérapie interpersonnelle et des rythmes sociaux consiste en un travail sur les rythmes biologiques et circadiens, partant du principe que « des dérèglements de l’hygiène de vie favorisent l’instabilité circadienne et précipitent les épisodes thymiques ». 

Les buts communs de tous ces programmes sont de diminuer la probabilité de rechutes et de récidives. 

mercredi, 01 janvier 2014

"Les médecins otages des labos"

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Books : "Les médecins otages des labos"

le 3 décembre 2013

Les informations dont disposent les praticiens sur les médicaments sont complètement biaisées : non seulement les firmes pharmaceutiques gardent par-devers elles les données les plus sensibles, mais les revues scientifiques sont manipulées et les labos noyautent, voire corrompent, les autorités de régulation.

La communauté médicale, esclave d’un secteur qui l’empêche de prescrire à bon escient, doit prendre le taureau par les cornes.

Ben Goldacre est l’homme d’un idéal. Et cet idéal est le suivant : toutes les données issues de l’expérimentation humaine d’un médicament devraient être disponibles gratuitement et accessibles à tous. Dont l’ensemble des éléments cliniques ayant motivé l’autorisation de mise sur le marché, et les informations issues des études menées après le lancement d’une molécule sur la population cible. Seul le plein accès à ces données peut permettre aux médecins de prescrire en toute connaissance de cause.

Site Books 

Voir aussi Revue Prescrire "Décret sur la transparence en santé : opacité inacceptable sur les contrats des soignants avec les firmes "

mardi, 12 novembre 2013

Isolement en psychiatrie suite


Bipote, administrateur du forum.

 

Trop de mesures d'isolement en psychiatrie 

Maltraitance. Le Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) préconise entre autres de revoir les protocoles d’isolement et de mise sous contention.

Le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT) publie un rapport relatif à sa visite en France du 25 novembre au 10 décembre 2010. Pour ce qui a trait à la psychiatrie, il relève un certain nombre de dysfonctionnements et, en particulier, des cas de maltraitance et de recours abusifs à l’isolement et à la contention.

La délégation du CPT a notamment visité le GH Paul-Guiraud (Ile-de-France), l’EPSM Val-de-Lys-Artois (Pas-de-Calais), et le CHS Le Vinatier (Rhône-Alpes). Elle note en préambule que les patients ont généralement parlé « en des termes élogieux de la manière dont ils étaient traités par le personnel hospitalier ». Cela étant, la délégation a recueilli quelques allégations de mauvais traitements de patients. Elle rappelle « qu’aucune forme de violence, physique ou verbale, n’est tolérable » et préconise une formation renforcée sur les situations à risque et les techniques de contrôle manuel des patients hétéro-agressifs. Le CPT souligne également que les interventions du personnel de surveillance pénitentiaire dans les zones de soins des Unités hospitalières spécialement aménagées (UHSA) pour personnes détenues devraient être exceptionnelles et se dérouler de manière proportionnée.

En outre, le Comité recommande des mesures urgentes à l’égard de personnes en attente de placement en unité pour malades difficiles (UMD) et des détenus souffrant de troubles psychiatriques nécessitant une prise en charge hospitalière ; il est apparu que de tels patients sont généralement mis en chambre d’isolement, souvent sous contention, au cours de périodes prolongées, dans des services de psychiatrie générale.

Le CPT note que les pratiques relatives à l’isolement et à la contention varient considérablement d’un établissement à l’autre, voire d’un service à l’autre et recommande de veiller à ce que des protocoles pour ces mesures soient revus et donnent lieu à des consignes écrites sur les procédures à suivre. Lire également avec ce rapport la réponse du gouvernement français.

Depuis la visite du CPT, le GH Paul-Guiraud fait état de plusieurs améliorations (formation, observatoire de la violence, procédure de mise en chambre d’isolement).
  •  Rapport au gouvernement de la République française relatif à la visite effectuée en France par le CPT du 28 novembre au 10 décembre 2010. Avril 2012. Téléchargeable sur le site du CPT.

http://www.santementale.fr/actualites/trop-de-mseures-d-i...

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mardi, 12 mars 2013

Pour ceux qui jugent trop vite nos jeunes

Psycom75

Qu'est ce que le Psycom75 ?


psycom.PNGLe rôle du Psycom75
Toutes les informations pour mieux nous connaître.

Le Psycom75 aide à mieux comprendre les troubles psychiquesleurs traitements et l’organisation des soins psychiatriques.

Ses documents et ses actions de sensibilisation s’adressent à toute personne concernée par les questions de santé mentale (patients, proches, professionnels de santé, du social, du médico-social, de l’éducatif, de la justice, élus, journalistes, etc.).

Le Psycom75 travaille avec les associations d’usagers, afin de lutter contre la stigmatisation des personnes ayant des problèmes de santé mentale et de leur entourage.

 

Mythes et réalités

 

« Les enfants n’ont pas de problèmes de santé mentale. »

http://www.psycom75.org/Changer-de-regard/Mythes-et-reali...

  • En France, environ 12% des enfants et adolescents souffrent de troubles mentaux qui interfèrent avec leur développement, freinent leurs apprentissages scolaires et compromettent leur devenir par une répercussion sur la qualité de vie au quotidien.
  • Les demandes de traitement en pédopsychiatrie sont souvent tardives, alors qu’une prise en charge précoce semble essentielle pour le pronostic.
    (Source : « Dépistage et prévention chez l’enfant et l’adolescent » 2002- Inserm )

Les problèmes de santé mentale peuvent se révéler tôt dans la vie. Plus le diagnostic est précoce, plus les conséquences des maladies peuvent être maitrisées.

vendredi, 25 janvier 2013

Des infos sur la recherche

 

Jamie Near, Ph.D.
Photo

 

Chercheur, Institut Douglas

 


jamie.near@douglas.mcgill.ca
Champs d'expertise
Spectroscopie par résonance magnétique nucléaire
Profil

Jamie Near, Ph.D. développe des techniques avancées de spectroscopie par résonance magnétique nucléaire (RMN) dans le but de mesurer précisément la concentration en métabolites dans le cerveau humain. Son laboratoire mène entre autres les activités suivantes :

  • Programmation des séquences d'acquisition en résonance magnétique
  • Traitement et analyse des données
  • Développement d’antennes de radiofréquence
  • Simulation d'expériences de spectroscopie RMN

Jamie Near travaille en étroite collaboration avec des cliniciens et des chercheurs pour étudier les bases neurochimiques de différents troubles mentaux au moyen de la spectroscopie RMN.

Coordonnées
Institut Douglas
Pavillon Centre d'imagerie cérébrale
Bureau GH-2113
6875, boulevard LaSalle
Montréal (Québec)
H4H 1R3
Téléphone :
514 761-6131
Poste: 4759

Télécopieur :
514 888-4487 

mardi, 20 novembre 2012

Et toujours de la très bonne lecture

 

On le sait, les Français détiennent le record mondial de la consommation de médicaments psychotropes. Mais les prescriptions sont-elles justifiées, adaptées, fiables ? Pour la 1ère fois, ce livre présente au grand public une série d’ordonnances soumises à la critique d’experts. Leur verdict est sans appel : les médecins connaissent très mal les médicaments qu’ils manient, empilant des molécules - jusqu’à 42 gélules par jour pour une personne de 78 ans – à l’origine de nombreux effets secondaires, voire mortelles pour leurs patients.

Nul doute que dans certains cas, les médicaments psychotropes sont utiles et peuvent même sauver des vies. Hélas, ils sont bien souvent prescrits en dehors d’une réelle pathologie ou sur la base d’un diagnostic qui n’est pas fiable. Pourtant, comme les drogues, ces médicaments chamboulent la chimie de nos neurones. Quel impact en termes de santé publique ?

Guy Hugnet a mené l’enquête et exploré le lien entre ces médicaments et les modifications du comportement (confusion mentale, désinhibition, dépersonnalisation...), altérations du cerveau (troubles de mémoire, Alzheimer...), malformations du foetus, accidents de toutes sortes (chutes des personnes âgées notamment) et jusqu’aux actes de violence (homicides, suicides, infanticides...) qui font souvent la une des médias. Un travail minutieux complété et étayé par des interviews d’avocats, médecins, témoins, familles, procureurs, toxicologues,...

 Au terme de deux années d'investigation, l’auteur dresse un panorama des dégâts que peuvent causer les médicaments psychotropes consommés par des millions de Français, des plus jeunes en passant par les femmes enceintes jusqu’aux vieillards. Au-delà, l’auteur passe en revue les méthodes qui marchent - scientifiquement validées - pour s’en passer, proposant ainsi une nouvelle écologie du cerveau.

Journaliste indépendant spécialisé dans les enquêtes scientifiques, Guy Hugnet a publié plusieurs livres sur les médicaments psychotropes - dont Antidépresseurs la grande intoxication (Le cherche-midi, 2004), ainsi que de nombreux articles dans le mensuelSciences et Avenir (dont le dossier « Ces médicaments qui favorisent l’Alzheimer » – octobre 2011). Il collabore également à des documentaires pour la télévision.

lundi, 19 novembre 2012

Un très bon livre écrit par une bipolaire

Suite' à ma visite d'hier au salon du livre Du Touquet ou j'ai pu discuter avec Manon (entre bipos on se comprend lol) Je vous remonte la présentation de son livre

Exellente lecture à tous

 Denise

 

bipolarité,livre,témoignages

Moi, Manon, bipolaire
de l’enfer à mon chemin de liberté

Intensité du récit - Témoignage d’espérance

Manon souffre de maniaco-dépression autrement dit de bipolarité. Les  troubles bipolaires sont une pathologie de l'humeur. Elle oscille  entre des périodes d’excitation marquée (manie) et des épisodes  
dépressifs sévères (mélancolie).


Ainsi, Manon nous relate son enfance difficile, les maltraitances de  sa sœur et l’absence de protection de ses parents, l’influence  négative qu’a eue son arrière-grand-père sur la conduite de sa vie,  
son mariage effrayant, son expérience rocambolesque au sein d’un éco- village et sa lutte
au quotidien contre les sérieux troubles bipolaires dont elle est  atteinte.


Cette jeune femme nous dévoile comment, grâce à ses propres «  thérapies alternatives atypiques », elle a combattu les effroyables  Troubles du Comportement Alimentaire (TCA), les Troubles Obsessionnels  
Compulsifs (TOC) et la kleptomanie, et comment elle a stabilisé sans  aucun recours médicamenteux les troubles bipolaires qui l’affectent.

En se reconstruisant, elle fait l’expérience de Dieu qui la sauve et  
qui la guérit. Depuis Manon poursuit inlassablement sa quête  
spirituelle.

Ingénieur agronome de formation, puis consultante en ressources  
humaines, Manon enseigne aujourd’hui la danse. "Moi, Manon, bipolaire"  
est son premier ouvrage.

ISBN : 978-2-7067-0872-5 - 193 p. – 27 février 2012 – 19, 90 €
Éditions Salvator 103, rue Notre-Dame-des-Champs F-75006 Paris
TEL 01 53 10 38 38 www.editions-salvator.com

Contact presse Thomine Josseaume
TEL 01 53 10 38 32 ; e-mail : tjosseaume@editions-salvator.com

 

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lundi, 22 octobre 2012

Encore un très bon livre

40, SAINTE ELODIE

PUBLIÉ LE 21/10/2012 17:39 - MODIFIÉ LE 22/10/2012 À 19:17

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Livre : un psychiatre toulousain explique la maladie bipolaire

 

Raphaël Giachetti qui vit et exerce à Toulouse, est un des grands spécialistes français de la maladie bipolaire. Il publie "La maladie bipolaire expliquée aux souffrants et aux proches" pour expliquer cette maladie qui touche de près ou de loin dix millions de personnes en France

Livre : un psychiatre toulousain explique la maladie bipolaire - Tous droits réservés. Copie interdite.
Livre : un psychiatre toulousain explique la maladie bipolaire () 

Livre : un psychiatre toulousain explique la maladie bipolaire

« J’ai eu parfois l’impression que mon trouble avait été spécialement conçu par la Providence pour illustrer les concepts chrétiens de Paradis et d’Enfer.» Cette phrase de John Custance, citée par Raphaël Giachetti dans son livre exprime à merveille et en très peu de mots la complexité et le tragique d’une maladie souvent mal connue.

Autrefois appelée psychose maniaco-dépressive

La maladie bipolaire se caractérise par une alternance de crises dépressives et de crises maniaques en général entrecoupée de phases d’accalmie. Nous connaissons tous des variations de l’humeur. Notre moral varie en fonction des situations que nous rencontrons mais aussi parfois sans explication particulière. Ces sautes d’humeur, c’est un point que nous avons tous en commun avec les malades atteints de troubles bipolaires. Mais cela s’arrête là, car pour ces personnes les variations sont d’ampleurs phénoménales et la réalité n’a aucune prise sur elles. On parle d’alternance entre phase de dépression et d’exaltation et la souffrance qui accompagne ces changements est extrême. Chaque période peut durer plusieurs mois. Ces extrêmes variations ont des conséquences désastreuses sur la vie des malades, leur travail, leurs relations et leurs familles. Partant du principe qu’un danger bien identifié permet d’agir rapidement, de trouver les comportements adaptés et d’éviter les situations les plus pénibles Raphaël Giachetti a décidé d’écrire ce livre, facile d’accès pour expliquer la maladie et dissiper le brouillard qui l’entoure.

Un dialogue vif et plein d'humour

Ecrit dans un style fluide et vivant sous la forme d’un dialogue entre un psychiatre, le Dr Paul et Marie, une journaliste, ce livre est conçu comme un parcours initiatique qui mènera le lecteur vers une véritable reconnaissance de la maladie et du malade. Marie, la journaliste ne ménage pas son énergie pour pousser le Dr Paul à clarifier, préciser, expliquer toujours mieux les situations, les termes scientifiques qui nous font peur. Elle le pousse dans ses retranchements et l’accule parfois à reconnaître les limites de la science dans son état actuel. Ces deux personnages aux échanges vivants et parfois surprenants constituent un véritable support pédagogique pour le lecteur qui trouve dans Marie l’interprète pugnace de tous ses questionnements.

Avec beaucoup de tact, d’humour et de pédagogie, l’auteur emmène ses lecteurs à la découverte de la maladie et au plus près de la souffrance des malades. Son objectif est sans ambiguïté : dénoncer les préjugés, faire connaître la maladie et surtout la faire comprendre. Tous les aspects de la maladie sont abordés : ses origines, ses manifestations, ses conséquences, les différentes thérapeutiques, la compréhension de la réalité du malade.

Comprendre une maladie qui peut être dangereuse pour les malades et les proches

Alors qu’une majorité de la population croit encore que la dépression n’est qu’une faiblesse émotionnelle, que des mots comme bipolaire, angoisse, maladie chronique sont pour la plupart d’entre nous des étiquettes qui nous servent à classifier, à nous protéger, ce livre très accessible met en avant la réalité humaine d’une maladie complexe, protéiforme et souvent dangereuse pour les malades, voire pour leurs proches.

C’est donc un excellent remède contre la peur de l’inconnu, du malade et … de sa maladie.

 

Le Livre

LA MALADIE BIPOLAIRE EXPLIQUEE AUX SOUFFRANTS ET AUX PROCHES

Raphaël Giachetti

Edition Odile Jacob

250 pages - 22,90€   Commander le livre

 

L'association

BIPÔLES 31 3 rue Marie Magné 31300 TOULOUSE

métro St Cyprien

tél: 09 54 80 19 00

site de l’association : http:// bipoles31.free.fr

 

 

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vendredi, 31 août 2012

Un site conseillé à mettre dans vos favoris

 Le site psycom75.org est une mine de renseignement sur tout ce qui touche à la santé mentale et aux lois qui s'y rattachent.

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Pour l'inscription à leur newsletter:

http://www.psycom75.org/newsletter/subscribe

mardi, 17 juillet 2012

Les représentations sociales du « fou », du « malade mental » et du « dépressif

 

Texte intégral de l'article
 
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Les représentations sociales du « fou », du « malade mental » et du « dépressif »


l'Information Psychiatrique. Volume 79, Numéro 10, 887-94, Décembre 2003, Santé mentale : images et réalités
 

Résumé   Summary  

Auteur(s) : Laurent Defromont , Praticien hospitalier, Chef de service, Directeur du Centre collaborateur OMS EPSM Lille. Métropole, Centre Frontières, 211 rue Roger‐Salengro, 51260 Lille‐Hellemmes , Jean‐Luc Roelandt.

Résumé : À partir d‘un échantillon de 10 882 personnes en France et dans l‘Océan indien, nous avons réalisé une analyse textuelle concernant les trois questions. Selon vous, qu‘est‐ce qu‘un fou ?, Selon vous, qu‘est‐ce qu‘un malade mental ? et Selon vous, qu‘est‐ce qu‘un dépressif ? L‘outil informatique utilisé pour traiter cette masse de données permet de mettre en évidence les différences culturelles entre sites, mais aussi de connaître l‘opinion générale sur la maladie mentale dans son acception la plus large. Ces données sont des outils de compréhension de l‘attitude des populations par rapport à la santé mentale, et donc également des individus dans leur relation avec la maladie.

Mots-clés : santé mentale, représentation, épidémiologie, cultures.

ARTICLE

 

Auteur(s) : Laurent Defromont1, Jean-Luc Roelandt2

1 Praticien hospitalier  
2
 Praticien hospitalier, Chef de service, Directeur du Centre collaborateur OMS 
EPSM Lille. Métropole, Centre Frontières, 211 rue Roger-Salengro, 51260 Lille-Hellemmes 

L'évolution de la prise en charge de patients suivis en psychiatrie a fait naître de nouvelles questions. L'apparition de traitements efficaces, les modifications des politiques de santé mentale, la disparition progressive des grandes structures asilaires, la volonté grandissante de réhabilitation des malades mentaux, ont confronté les équipes psychiatriques à de nouveaux problèmes. Il s'agit de la crainte et des oppositions au retour dans la communauté de ceux qui avaient longtemps été rejetés au loin... Ce sont les fous qui consultent les psychiatres ! Mais qu'est-ce que cela veut dire pour le public qu'être « fou » ? Est-ce la même chose que d'être « malade mental » ? Et le « dépressif », que représente-t-il dans notre société ? Quelle image a-t-on de lui ? Quelle signification donner à sa médiatisation ? 

L'accès aux soins passe par la déstigmatisation de la maladie mentale. Le besoin, la nécessité d'information des patients et de leur entourage amènent à faire un effort dans l'exercice d'explication de la maladie, mais aussi dans l'écoute du vocabulaire psychiatrique employé par ces derniers. Qu'est-ce qui est entendu à l'annonce d'un diagnostic ? Que devons-nous comprendre par l'emploi de vocabulaire lié à la psychiatrie par le patient ou ses proches ? Il y a le diagnostic et l'usage profane du terme. Ce type est schizophrène, Mon voisin est débile, Ma copine est hystérique. On voit bien d'ailleurs que l'ensemble des manières de parler la psychiatrie est négative. Ces différents problèmes ont un point commun : l'image de la psychiatrie, de la pathologie psychiatrique, des malades mentaux. 

Ces questions ont entraîné un nouveau courant de recherche en psychiatrie qui s'intéresse à l'étude de l'attitude du public envers les malades mentaux, mais également aux représentations des pathologies psychiatriques ou des psychiatres. L'étude La santé mentale en population générale : images et réalités analyse l'attitude du public et les représentations sociales du « fou », du « malade mentale » et du « dépressif ». Nous proposons une réflexion et des pistes pour comprendre ces représentations et les attitudes qui y sont attachées.

Les représentations sociales Revue de la littérature

La représentation sociale est un concept développé en psychologie sociale par Moscovisci et Jodelet. Pour Jodelet, une représentation sociale « C'est une forme de connaissance socialement élaborée et partagée, ayant une visée pratique et concourante à la construction d'une réalité commune à un ensemble social » [11, 12]. C'est un savoir naïf qui permet de se positionner dans la vie quotidienne. Il est impossible d'accéder directement aux représentations sociales ; elles se situent au carrefour entre l'individu et la collectivité. Mais comment interroger la collectivité ? Il faut d'abord interroger l'individu. Si le psychologique est interrogeable directement, la représentation sociale ne peut être que reconstruite (ou représentée). Ces représentations sociales peuvent impliquer des cognitions complexes. Dan Sperber signale même que « beaucoup de représentations culturelles complexes ne sont jamais rendues publiques sous la forme d'un discours intégré » [20].

Différentes études ont été effectuées sur les attitudes et les représentations sociales et ce qui les caractérise ; nous n'avons pas retrouvé d'étude française référencée [1, 2, 4, 13-15]. Certaines analysent l'impact de l'installation de malades mentaux dans une ville [5]. L'échelle d'évaluation, la Community Attitude to the Mentally Ill (CAMI scale), développée par Taylor et Dear [19], explore trois domaines (peur et exclusion, contrôle social et bienveillance) et est régulièrement employée par les auteurs comme base de leurs travaux. Les études se proposent d'identifier certains facteurs favorisant le rejet des malades mentaux, afin de mieux diriger les interventions éducatives en population générale [16]. Brockington retrouve un lien fort entre la tolérance des sujets, leur âge, leur éducation ou la proximité qu'ils peuvent avoir avec les malades mentaux [3]. L'effet de cette proximité est le plus communément admis ; le fait de connaître directement ou indirectement une personne présentant un trouble mental permettrait une meilleure tolérance. Wollf signale que les personnes les plus « rejetantes » sont les sujets qui ont des enfants à leur charge et les personnes qui ont un faible niveau d'éducation ; il ne retrouve pas de déterminant social [22]. Dans leur revue de la littérature, Hayward et Bright [10] montrent que les malades mentaux sont décrits dans la population comme « dangereux, imprévisibles, il est difficile de parler avec eux, eux seuls sont responsables, ils pourraient s'en sortir par eux-mêmes, ils répondent peu aux traitements. » Certains se sont intéressés à l'un des véhicules présumés de ces représentations des malades mentaux : les médias. Day [6], dans les journaux canadiens, Dudley [8], dans des fictions australiennes, et Wilson étudient la représentation télévisuelle des malades mentaux [21]. Ils notent tous les trois les visions péjoratives des représentations, mais on sait peu de choses sur ce qui motive ces attitudes. Pourquoi telle réaction, telle attitude sont-elles communément tenues par la population ? Les attitudes sont fréquemment étudiées sans qu'on en détermine les fondements.

Méthodologie

Questionnaires

Nous ne revenons pas sur la présentation générale de l'étude exposée par ailleurs [7, 18], nous précisons ici certains éléments concernant notre travail. L'élaboration du questionnaire s'est effectuée sur plusieurs années avec de multiples intervenants de différents domaines. Cela afin de ne pas plaquer un cas clinique psychiatrique qui ne « parle » qu'au psychiatre (c'est ce qui est fait avec les vignettes cliniques qui sont des types cliniques présentés aux interviewés). Il s'agit de faire émerger des entités reconnues par la population. Ce travail a permis de distinguer trois types différents de représentations : le « fou », le « malade mental » et le « dépressif ». Ces trois concepts permettent d'appréhender la conception du champ psychiatrique de la population générale. Trois questions ouvertes sont proposées dans cette étude, systématiquement en début puis en fin d'entretien : Selon vous, qu'est-ce qu'un fou ? Selon vous, qu'est-ce qu'un malade mental ? et Selon vous, qu'est-ce qu'un dépressif ? Les trois questions sont posées dans un ordre aléatoire défini par la feuille de route de chaque enquêteur, afin d'éviter un biais systématique de contamination des réponses entre elles. Notre approche est intermédiaire entre l'enquête d'opinion avec questions fermées et l'enquête de psychologie sociale proprement dite. C'est une recherche unique en son genre. Habituellement les travaux sur les représentations sociales sont effectués sur des entretiens individuels. La reconstruction de la représentation sociale est effectuée par un enquêteur à partir de différents entretiens avec un nombre de sujets restreint. Dans notre cas, la recherche de la représentation concerne une population de plus de 10 800 personnes interrogées. La méthodologie adoptée favorise les réponses courtes (en moyenne 8 mots par réponse), elle ne permet pas d'entrer dans les détails mais d'appréhender une notion plus collective. La répétition de la réponse à grande échelle dégage les invariants liés à celle-ci. C'est donc un travail plus superficiel mais aussi plus global. Notre analyse thématique n'est qu'un angle particulier pour aborder des représentations sociales (tableau 1).

Tableau 1. Les sites concernés par l'étude
Effectifs

Représentatif de

La Grande Comore 918 Ile
Antananarivo 899 Ville de Tananarive
Mahajanga 900 Ville de Mahajanga
Ile Maurice 899 Ile
Réunion 909 Ile
Guadeloupe 855 Ile
Marseille 893 Quartier nord de Marseille
Pyrénées orientales 885 Département
Nantes 413 Ville
Sud des Hauts-de- Seine 900 Chaville-Meudon Montrouge-Malakoff secteurs psychiatriques
Vallée de la Lys 902 Secteur psychiatrique
Lille Hellemmes 608 Secteur psychiatrique
Tourcoing 901 Ville
Total 10 882  

Chaque site est représentatif pour une zone déterminée selon des critères d'âge, de sexe et de catégories socioprofessionnelles. Les différents sites sont représentatifs pour eux-mêmes, c'est-à-dire qu'on ne peut effectuer un amalgame entre eux. Il ne nous est donc pas possible, en théorie, d'extrapoler à la France entière les résultats obtenus pour les sites français. Pour l'instant nous ne pouvons conclure que pour les sites concernés. La suite de l'enquête doit remédier à ce problème, en constituant un échantillon français représentatif nationalement.

Analyse des données

Alceste (Analyse lexicale par contexte de segment de texte) est un logiciel du CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et de l'Anvar (Agence nationale pour la valorisation de la recherche). Il est utilisé habituellement pour l'analyse d'entretiens, de questions ouvertes, d'enquêtes socio-économiques, de recueils, de textes divers [17]. Il effectue un travail de synthèse des différents groupes thématiques qui ne reflète pas uniquement une idée globale du thème abordé, mais permet aussi de dégager les différents contextes thématiques dans lesquels sont abordées les questions posées. Ces contextes thématiques sont ensuite corrélés aux groupes proposés. Dans notre cas, il s'agit des sites d'investigation ou des questions posées selon les analyses auxquelles nous avons procédées.

Alceste segmente le corpus à analyser en unités contextuelles (UC). Il étudie ensuite la distribution des mots pleins (autres que les mots outils, pronoms...) dans ces UC. L'analyse des données se fait par tableaux de contingence ou de présence/absence, comportant deux entrées : les UC d'un côté et les formes de l'autre. Pour chaque UC, la répartition des formes est connue. Une comparaison permet de regrouper les UC comprenant un maximum de formes communes. On effectue donc une première division. Et ainsi de suite, en évoluant vers un nombre de classes définies. Il s'agit de la classification hiérarchique descendante. À partir de ces tableaux de contingence, sont calculés des Khi2 d'association, définissant en quelle proportion les items concernés sont attachés à une classe de façon aléatoire. Plus le Khi2 est élevé, plus la probabilité d'être un hasard est faible. Les Khi2 ne sont pas rapportés à une probabilité quantifiée, ce qui n'aurait aucun sens dans ce type de travail. Les chiffres seront donnés essentiellement à titre indicatif. Ils doivent être considérés comme des repères de la liaison.

Nous développerons dans cet article une analyse réalisée sur l'ensemble des données.

• Analyse globale

Cette analyse globale rassemble l'ensemble des sites d'investigation pour une question donnée et permet d'approcher la spécificité culturelle de la représentation pour les différents sites. Les découpages thématiques suivent les spécificités culturelles. Nous dégageons les thèmes qui sont les vecteurs de ces différences culturelles entre les groupes retrouvés.

• Critères

L'analyse textuelle aboutit donc à des regroupements thématiques qui sont exposés sous forme de listes de mots. Nous rapportons leur occurrence (dans le groupe thématique donné) ainsi que le Khi2 d'association (entre le mot et le groupe thématique). Pour chaque groupe, nous avons pris les 40 termes les plus liés (Khi2) et limité les formes sélectionnées à un Khi2 supérieur ou égal à 10. Nous n'avons pris en compte que les mots qui étaient cités au moins 5 fois dans un groupe donné. Nous présentons ici les dix premiers termes. Pour analyser leur sens, nous les avons réintroduit dans leur contexte. Les analyses tendent à décrire un objet signifié qui n'est pas représenté par un signifiant stable ; pourtant nous utilisons ces signifiants en les reformulant afin d'en dégager une idée concrète. Et par là même, nous réintroduisons forcément une erreur par rapport à cet objet signifié.

Résultats

Les représentations du « fou »

À Madagascar (tableau 2), le fou perd son caractère d'humain, il est retourné à l'état de nature, il n'a plus de honte : il est nu, sale, il mange des saletés, il erre et il a un comportement incongru. La folie lui retire sa qualité d'être humain. C'est cette représentation amorale du fou qui le caractérise par rapport aux autres sites, mais c'est la proximité du malade mental, la déficience qui est le plus souvent évoquée à Madagascar.

Tableau 2. Analyse globale des représentations du « fou » à Madagascar
OccurrencesKhi2
Nu +  142 669,56
Incapable +  98 352,47
Promen + er 70 308,09
Excentri <  61 242,85
Vagabond +  54 238,98
Mang + er 56 236,28
Err + er 52 229,66
Hont + e 52 217,68
Inconscient +  75 180,14
Vêtement +  45 179,81

À l'île Maurice et à la Grande Comore (tableau 3), il existe une atteinte des fonctions qui sont défaillantes : affaiblissement, fatigue mentale pour l'île Maurice et défaut de fonctions pour la Grande Comore. Les manifestations de la folie sont essentiellement perçues à travers le discours : l'île Maurice évoquant plus une bizarrerie et la Grande Comore l'absurdité, l'inadaptation.

Tableau 3. Analyse globale des représentations du « fou » à l'île Maurice et à la Grande Comore

OccurrencesKhi2
Fatigue +  55 219,39
Mémoire +  71 197,48
Sain +  54 194,16
Esprit +  116 119,30
Comprendre 66 114,14
Parole +  23 72,21
Intellig <  29 65,61
Affecte +  16 56,63
Tête +  163 52,72
Souci +  21 50,43

En France (tableaux 4 et  5 ), le fou est inadapté au monde, à la réalité et à la société, en dehors des référentiels communs. Sa réalité n'est pas la nôtre ; le « fou » est celui qui vit dans un autre monde tout à fait détaché du nôtre ; il est au-delà des cadres et des limites. Il ne correspond à aucun des schémas qui régissent l'individu. Il échappe à l'entendement, aux lois humaines, aux lois de la nature, aux lois de la psychologie, voire à celles de la physique. On ne peut rien dire du fou. On ne peut rien comprendre du fou, il ne correspond pas à nos schémas de pensée. Autant il est incapable de s'adapter à notre monde (il est dans un autre monde), autant notre monde et ses règles ne peuvent s'adapter à lui. Le fou n'est pas compréhensible, il échappe à toute connaissance. La seule loi concernant le fou est qu'il n'est concerné par aucune (légale, morale, psychologique, physique). On affirme qu'on ne peut rien affirmer pour le fou. Le danger que représente le fou renvoie à son imprévisibilité. Le fou ne s'appartient pas, il a perdu la tête. Il n'a pas tout à fait un droit de regard sur son corps, sur son être même ! Il a un défaut du soi.

Tableau 4. Analyse globale des représentations du « fou » dans les sites français

OccurrencesKhi2
Monde +  166 104,18
Norme +  160 97,59
Réalité +  153 84,64
Folie +  96 77,01
Société +  189 75,63
Danger +  160 70,72
Faculté +  117 50,53
Différ + ent 102 43,95
Repère +  40 32,43
Notion +  55 24,76

Tableau 5. Analyse globale des représentations du « fou » dans les sites français

OccurrencesKhi2
Compte +  37 205,64
Rendre 40 199,91
Terme +  40 135,05
Besoin +  23 106,16
Hopita + l 14 80,36
Péjorati + f 20 75,28
Populaire +  12 67,79
Désign + er 12 67,79
Employ + e 10 62,77
Aide +  10 62,77

Certaines personnes disent que le fou n'existe pas, qu'il existe plusieurs sortes de fou. Certains critiquent le mot fou de manière tout à fait marginale. On note une volonté de rationaliser, de démanteler le concept de « fou » pour l'intégrer au médical, le rattacher à la maladie mentale et instituer le soin. En raison de ses inaptitudes et particulièrement de son incapacité à se rendre compte de son état, le fou a besoin de soins. Mais ces soins ne semblent passer que par un isolement, un lieu spécialisé, un éloignement. C'est l'autre, le médical qui se rend compte pour lui et le prend en charge. La relation qui est faite dans ce groupe thématique est intéressante puisque l'incapacité à se rendre compte de son état est liée à la prise en charge médicale. Cela n'est pas sans rappeler la situation de l'hospitalisation à la demande d'un tiers. On remarquera que le soin n'apparaît que lorsque le terme de fou est critiqué. Ce dernier thème est moins représenté dans la population que les précédents.

Un concept global d'inaptitude, d'insuffisance, d'incapacité ou de défaillance est retrouvé dans tous les groupes. Chaque groupe possède une spécificité. C'est à l'île Maurice et à la Grande Comore que la déficience est la plus caractéristique de la représentation du fou. Il s'agit essentiellement d'une déficience des fonctions, d'un affaiblissement. À Madagascar, il s'agit d'une déficience de la raison et, en France, d'un défaut de contrôle de soi ou de conscience de soi. La notion de norme pour le fou est variable d'un site à l'autre. Elle est essentiellement morale à Madagascar, tout à fait absente pour le site français (le fou n'a plus de repère), alors qu'elle est plutôt d'ordre fonctionnel ou comportemental à l'île Maurice et à la Grande Comore. Nommer comme fou est déjà donner un sens, le rapprocher de quelque chose de connu, c'est-à-dire l'intégrer à une mythique culturelle. Une perte de contact avec le monde, un retour à la nature, un trouble fonctionnel, voilà comment peuvent s'expliquer les excès humains. C'est parce que je n'ai pas accès au signifié des actes du sujet qui se trouve face à moi que je projette sur lui le mythe du fou. C'est mon défaut de sens personnel qui fait de l'autre un fou.

Les représentations du « malade mental »

Aux Comores et à Madagascar (tableau 6) le malade mental est perçu à travers le parler, le faire. C'est le caractère absurde ou transgressif qui vient l'identifier. En termes de déficience, l'esprit du malade mental est atteint quantitativement ou qualitativement. À Madagascar, le fou est très proche du malade mental, de même pour la Grande Comore qui individualise peu les deux concepts.

Tableau 6. Analyse globale des représentations du « malade mental » à Madagascar et à la Grande Comore
OccurrencesKhi2
Incapable +  77 187,28
Parl + er 95 187,11
Toqu + er 49 145,16
Parole +  47 143,81
Acte +  94 137,76
Discours 51 129,52
Insensé +  43 117,25
Inconscient +  50 108,41
Excentri <  29 87,90
Nu +  27 81,75

À l'île Maurice (tableau 7), les notions de fatigue mentale, de stress sont apparentes. Le malade mental est compréhensible et explicable. Il existe des causes à son trouble, les soucis, l'alcool. Il doit suivre un traitement. La notion de traitement est primordiale à l'île Maurice pour définir le malade mental.

Tableau 7. Analyse globale des représentations d'un « malade mental » à l'île Maurice

OccurrencesKhi2
Fatigué +  97 1 101,34
Affecte +  34 304,65
Stress +  23 173,82
Alcool <  22 146,23
Raisonn + er 45 140,84
Nerf +  24 123,02
Fonctionn + er 26 115,09
Boire 13 113,39
Menta + l 117 85,00
Tête +  92 84,95

En France (tableaux 8 et 9), les sites évoquent clairement deux thèmes. Il s'agit surtout d'un problème médical, le malade mental souffre d'un problème psychologique et d'un handicap. On note une forte dualité entre physique et psychique. Il est fait référence pour le malade mental, à l'arsenal héréditaire et biologique bien entendu.

Tableau 8. Analyse globale des représentations d'un « malade mental » en France

OccurrencesKhi2
Troubl + er 235 205,90
Psycholog + 16 230 160,09
Atteint <  166 144,53
Maladie +  289 126,38
Niveau +  119 124,58
Problèm <  356 113,07
Psych + 16 164 86,33
Psychiatr + 16 70 67,65
Souffrir. 116 67,21
Cerveau +  210 63,50

Tableau 9. Analyse globale des représentations d'un « malade mental » en France

OccurrencesKhi2
Monde +  64 100,26
Dépressi + f 86 84,48
Venir 25 68,85
Société +  67 64,10
Vivre 67 56,19
Voir 31 43,19
Réag + ir 35 41,20
Adapt + er 21 36,39
Vie +  70 36,20
Réalité +  46 35,55

La seconde représentation du malade mental est celle d'un autre fou. Le malade mental est moins inadapté par rapport au fou, il existe une forte proximité fou = malade mental. Dans tous les sites, on note un glissement entre le fou et le malade mental. La référence positive ou négative au fou reste très présente ; avant de savoir ce qu'est un malade mental, on sait ce qu'est un fou, cette représentation est évidente. La représentation du fou est une représentation naturelle : elle n'a pas besoin de la science pour exister. Elle fait référence à des notions fortes, comme la différence et la crainte de l'autre. Il faut avoir accès à des notions bien précises avant d'effectuer une distinction entre fou et malade mental ; la représentation sociale du malade mental passe par celle du fou. Pour le malade mental, on ne se situe plus dans l'« être » mais dans l'« avoir ».

Il existe deux polarités. L'une que l'on relie au fou (c'est un être différent), l'autre au malade mental (c'est une maladie). Mais cette différence n'est pas nette. Il s'agit d'une continuité de l'une à l'autre de ces conceptions. D'ailleurs Wilson a été confronté à cette continuité dans son étude sur les représentations des malades mentaux dans les programmes télévisés. Où débute la référence aux malades mentaux et où débute la référence à ce qui n'a pas reçu de sens ? Le malade mental est un fou minoré ou plutôt intégré à une dimension médicale. La notion de traitement chez le fou n'apparaît que lorsque celui-ci est rapproché du malade mental. S'il a une maladie, alors il existe une cause, un traitement. Des causes sont plus fréquemment évoquées pour le malade mental. L'idée de souffrance est quasi-absente pour le fou. Le malade mental est plus rassurant que le fou car il est compris par le médecin, le psychiatre. Il n'est donc pas étonnant qu'on réclame à ce dernier de pouvoir prédire sa dangerosité, ses actes. On peut probablement ici faire le lien avec ceux qui demande la disparition du mot fou. Le médecin connaît sa maladie, il pourra donc savoir quand et comment le malade mental sera dangereux. Les actes insensés deviennent explicables par la maladie.

Les représentations du « dépressif »

Tableau 10. Analyse globale des représentations d'un « dépressif » à Madagascar

OccurrencesKhi2
Acte +  45 314,31
Intellig <  37 285,11
Parole +  28 213,18
Sot +  26 206,79
Anorma + l 33 192,75
Esprit +  39 184,62
Raison +  52 162,23
Dérang + er 21 148,79
Mémoire +  22 141,34
Vêtement +  17 125,65

Tableau 11. Analyse globale des représentations d'un « dépressif » aux Comores

OccurrencesKhi2
Vie +  87 41,67
Triste +  63 38,42
Souci +  55 33,34
Victime +  51 30,83
Accabl + er 48 28,95
Malheur +  41 24,60
Temps 47 21,15
Psycholog + 16 42 20,32
Mélancol + 16 34 20,29
Choc +  31 18,46

Tableau 12. Analyse globale des représentations d'un « dépressif » à l'île Maurice

OccurrencesKhi2
Fatigue +  100 458,67
Souci +  86 376,37
Désol + er 30 331,03
Affecté +  33 289,37
Menta + l 100 263,83
Dégout + er 14 141,98
Fait 86 117,08
Stress +  57 114,66
Néglig + er 9 98,99
Frustr + er 8 67,23

Tableau 13. Analyse globale des représentations d'un « dépressif » en France

OccurrencesKhi2
Noir +  401 450,22
Voir 369 401,18
Triste +  335 165,96
Vie +  496 165,68
Pleur + er 161 111,63
Négati + f 112 96,85
Bro + yer 69 78,45
Idée +  95 70,31
Aller 112 70,14
Goût +  146 65,96

Tableau 14. Analyse globale des représentations d'un « dépressif » en France

OccurrencesKhi2
Nerf +  168 139,92
Nerv + eux 185 130,13
Suite +  78 85,52
Choc +  88 73,91
Travail <  99 70,67
Dépressi + f 153 65,82
Maladie +  99 59,38
Psycholog + 16 75 57,71
Besoin +  45 55,04
Crise +  46 51,93

La dépression à Madagascar (tableau 10) est peu connue (nombre de non-réponse/nb de réponse = 50 %) mais ceux qui la connaissent y décrivent une tristesse de l'humeur, une conséquence à des conflits psychologiques, des déceptions, un deuil.

Aux Comores (tableau 11), le dépressif est proche du fou et du malade mental.

À l'île Maurice (tableau 12), on retrouve la notion de fatigue mentale et de découragement, secondaire à des soucis familiaux, mais aussi à la drogue.

Sur les sites français (tableaux 13 et 14 ), on retrouve deux thèmes, le premier est attaché de façon prédominante aux sites métropolitains, le second à la Réunion et à la Guadeloupe.

En France métropolitaine, il s'agit essentiellement de la souffrance psychologique. On retrouve une théorie de l'humeur. Le sujet est triste, il a une vision négative et, surtout, il est incapable d'assumer la vie courante. Il ne peut faire face.

À la Réunion et à la Guadeloupe, c'est une théorie nerveuse qui prédomine. Le sujet est pris des nerfs, il est nerveux. Il fait des crises, il ne contrôle plus ses émotions. Il pète les plombs. Cela est en relation avec un choc psychologique ou des ennuis : travail, deuil, amour. Il a besoin d'aide. C'est une conception très énergétique d'action/réaction face à des problèmes.

On trouve une notion d'événements traumatiques qui entraîne une réaction du sujet (nerveuse ou maladie). C'est de cette façon qu'interviennent les événements cités plus haut. Ils interviennent également comme les révélateurs d'un état empêchant l'individu d'assumer les soucis de la vie quotidienne. Ces événements ne sont pas traumatisants pour tous, mais ils semblent insurmontables. Dans ce cas, il existe un état prédominant et les soucis sont de moindre importance. Le dépressif se situe souvent à un carrefour entre un état de sa personne et un état réactionnel à un événement extérieur. Il est proche de l'état, pas de l'être. On voit apparaître souvent l'aspect transitoire du trouble. Il s'agit d'une réaction (il est écrasé) ou d'un effondrement de la personne (le sujet implose). Cette distance que nous constatons entre dépressif et maladie (ou le médical) peut remettre en cause ceux qui pensent que les sujets ont facilement recours à la pilule miracle. Certes, le public n'a pas une représentation claire de ce qu'est la dépression (c'est une vision plutôt extensive), mais elle n'évoque pas le traitement en première intention. C'est une relation d'aide qui est évoquée. Mais, inversement, c'est aussi cet aspect qui rend parfois difficile l'acceptation du traitement médicamenteux.

La dépression est méconnue à Madagascar. Elle est non différenciée de la folie et de la maladie mentale en Grande Comore. C'est la fatigue à l'île Maurice et en France. Deux conceptions en termes de représentation : la folie est hors champ médical, la maladie mentale est la folie médicalisée, la dépression est la maladie mentale consciente.

Conclusion

Chaque maladie a une image. Pourtant, en psychiatrie, il existe un vide de représentation, la population a peu de représentations pour penser la psychiatrie. Les représentations qui prédominent sont celles du fou, du malade mental ou du dépressif. Personne ne veut être ou devenir fou, c'est intolérable. La clinique de l'attaque de panique montre qu'il s'agit, avec la peur de la mort, de l'une des plus grandes craintes. Le fou, c'est celui qui n'a pas conscience de lui-même et dont les actes ne peuvent être expliqués. On s'aperçoit avec cette étude que le malade mental a hérité de tous les stigmates du fou, avec la caution médicale en prime ! Pourtant, Henri Ey pensait qu'en ne parlant que de maladies mentales, on réduirait la question de la folie à une insignifiance. Ce n'est pas le cas, et peut-être la même dérive s'attachera-t-elle dans quelque temps aux termes de troubles psychiques. Il en va autrement pour le dépressif dont les événements de vie, l'histoire individuelle justifient l'état actuel. Pour résumer on pourrait dire : le fou est fou, le malade mental a une maladie et le dépressif fait une dépression.

L'étude montre également le décalage persistant entre le vocabulaire populaire de la folie et la sémiologie psychiatrique. Alors comment changer l'image des maladies, des malades et de ceux qui les soignent ? Il ne semble pas pertinent de lutter contre cet archétype du fou, ni même celui du malade mental, qui jouent indubitablement un rôle dans l'imaginaire collectif. En effet, la lutte frontale contre ces représentations peut entraîner un effet inverse : désigner avec encore plus de force et d'exclusion les personnes identifiées et les « surstigmatiser ». Par contre, il est toujours possible, sans tomber dans l'angélisme, de rendre plus proches, plus accessibles, plus humains les troubles mentaux. La dépression est devenue très médiatique ces trente dernières années, c'est de cette façon que son image a changé et qu'elle est moins perçue comme une maladie honteuse. Il faudra montrer les maladies et les médiatiser.

Cette enquête, par la mise au jour des représentations de la folie, de la maladie mentale et la dépression, est le point de départ, dans plusieurs sites, d'actions de communication et d'information en direction de la population et des professionnels de santé, adaptées aux spécificités culturelles de chaque site.

Références

1. Angermeyer MC, Matschinger H. Lay beliefs about mental disorders : a comparison between the western and the eastern parts of Germany. Soc Psychiatry Psychiatr Epidemiol 1999 ; 34 : 275-81.

2. Angermeyer MC, Matschinger H. Public attitude towards psychiatric treatment. Acta Psychiatr Scand 1996 ; 5 : 326-69.

3. Brockington IF, Hall P, Levings J, Murphy C. The Community's tolerance of the mentally ill. Br J Psychiatry 1993 ; 162 : 93-99.

4. Chou KL, Mak KY, Chung PK, Ho K. Attitudes towards mental patients in Hong Kong. Int J Soc Psychiatry 1996 ; 42 : 213-9.

5. Cheung FM. People against the mentally ill : community opposition to residential treatment facilities. Community Ment Health J 1990 ; 26 : 205-12.

6. Day DM, Page S. Portrayal of mental illness in canadian newspapers. Can J Psychiatry 1986 ; 9 : 731-813.

7. Defromont L. Une approche des représentations sociales du « fou » du « malade mental » et du « dépressif », à propos de l'étude la santé mentale en population générale : image et réalité. Mémoire DES inter-région nord-ouest, 2000

8. Dudley M. Images of psychiatry in recent Australian and New Zeland fictions. Aust NZ J Psychiatry 1994 ; 28 : 574-90.

9. Ehrenberg A. La fatigue d'être soi. Paris : Odile Jacob, 1998.

10. Hayward P, Bright JA. Stigma and mental illness : a review and critique. J Mental Health 1997 ; 6 : 345-54.

11. Jodelet D. Les représentations sociales. Paris : PUF Sociologie d'aujourd'hui, 6e édition 1999.

12. Jodelet D. Folies et représentations sociales, Paris : PUF, 1989.

13. Jorm AF, Korten AE, Jacomb PA, Christensen H, Henderson S. Attitudes towards people with a mental disorder : a survey of the Australian public and health professionals. Aust NZ J Psychiatry 1999 ; 33 : 77-83.

14. Jorm AF, Korten AE, Jacomb PA, Christensen H, Rodgers B, Pollitt P. Public beliefs about causes and risk factors for depression and schizophrenia. Soc Psychiatry Psychiatr Epidemiol 1997 ; 32 : 143-8.

15. Ojanen M. Attitudes towards mental patients. Int J Soc Psychiatry 1992 ; 38 : 120-30.

16. Paykel ES, Hart D, Priest RG. Changes in public attitudes to depression during the defeat depression campaign. Br J Psychiatry 1998 ; 173 : 519-22.

17. Reinert M. Alceste : une méthodologie d'analyse des données textuelles et une application : Aurélia de G. de Nerval, Bull Méthodol Sociol 1990 ; 26 : 24-54.

18. Roelant JL, Caria A, Mondière G, et al. La santé mentale en population : image et réalité. L'Information Psychiatrique 2000 ; 76 : 279-92.

19. Taylor SM, Dear MJ. Scaling community attitudes toward the mentally ill. Schizophr Bull 1981 ; 7 : 225-40.

20. Sperber D. Anthropologique des représentations : problèmes et perspectives dans les représentations sociales. Paris : PUF, 1989.

21. Wilson F, Nairn R, Coverdale J, Panapa A. How mental illness is portrayed in children's television. Br J Psychiatry 2000 ; 176 : 440-3.

22. Wolff G, Pathare S, Craig T, Leff J. Community attitudes to mental illness. Br J Psychiatr 1996 ; 168 : 183-90.

Defromont L, Roelandt JL. Les représentations sociales du « fou », du « malade mental » et du « dépressif ». L'Information Psychiatrique 2003 ; 79 : 887-94.

lundi, 09 juillet 2012

Aide aux jeunes en souffrance

Je vous recommande cette vidéo d'un interview du Dr Fréderic Kochman Qui nous parle du fonctionnement de la clinique Lautréamont et de la façon dont les jeunes sont soignés.

C'est une manière novatrice qui porte des résultats très positifs

 http://www.dailymotion.com/video/xrzz18_plus-de-sciences-4_tv?search_algo=1

 Denise

mercredi, 30 mai 2012

Isolement en psychiatrie


TROP DE MESURES D'ISOLEMENT EN PSYCHIATRIE

Maltraitance. Le Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) préconise entre autres de revoir les protocoles d’isolement et de mise sous contention.

Le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT) publie un rapport relatif à sa visite en France du 25 novembre au 10 décembre 2010. Pour ce qui a trait à la psychiatrie, il relève un certain nombre de dysfonctionnements et, en particulier, des cas de maltraitance et de recours abusifs à l’isolement et à la contention.
La délégation du CPT a notamment visité le GH Paul-Guiraud (Ile-de-France), l’EPSM Val-de-Lys-Artois (Pas-de-Calais), et le CHS Le Vinatier (Rhône-Alpes). Elle note en préambule que les patients ont généralement parlé « en des termes élogieux de la manière dont ils étaient traités par le personnel hospitalier ». Cela étant, la délégation a recueilli quelques allégations de mauvais traitements de patients. Elle rappelle « qu’aucune forme de violence, physique ou verbale, n’est tolérable » et préconise une formation renforcée sur les situations à risque et les techniques de contrôle manuel des patients hétéro-agressifs. Le CPT souligne également que les interventions du personnel de surveillance pénitentiaire dans les zones de soins des Unités hospitalières spécialement aménagées (UHSA) pour personnes détenues devraient être exceptionnelles et se dérouler de manière proportionnée.
En outre, le Comité recommande des mesures urgentes à l’égard de personnes en attente de placement en unité pour malades difficiles (UMD) et des détenus souffrant de troubles psychiatriques nécessitant une prise en charge hospitalière ; il est apparu que de tels patients sont généralement mis en chambre d’isolement, souvent sous contention, au cours de périodes prolongées, dans des services de psychiatrie générale.
Le CPT note que les pratiques relatives à l’isolement et à la contention varient considérablement d’un établissement à l’autre, voire d’un service à l’autre et recommande de veiller à ce que des protocoles pour ces mesures soient revus et donnent lieu à des consignes écrites sur les procédures à suivre. Lire également avec ce rapport la réponse du gouvernement français.
Depuis la visite du CPT, le GH Paul-Guiraud fait état de plusieurs améliorations (formation, observatoire de la violence, procédure de mise en chambre d’isolement).

  •  Rapport au gouvernement de la République française relatif à la visite effectuée en France par le CPT du 28 novembre au 10 décembre 2010. Avril 2012. Téléchargeable sur le site du CPT.

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mardi, 08 mai 2012

Bipolarité et créativité

Trouble bipolaire, créativité et expériences de vie

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Catégorie : Actualités

Créé le vendredi 4 mai 2012 10:05

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Le trouble bipolaire est considéré comme une maladie mentale sérieuse, durable pouvant altérer la qualité de vie des patients et de leurs familles.

 

Les études démontrent que les personnes affectées par cette maladie ont plus de risque de chômage, de rapports difficiles avec leur famille et leur entourage, un abus de substances (alcool et la drogue) plus élevé que la moyenne de la population, et un taux de suicide 20 fois plus que la population globale.

Les auteurs de cette étude ont tenté d'explorer les détails positifs décrits par les patients affectés par ce trouble. Curieusement, certains patients du trouble bipolaire décrivent des particularités. Les 10 patients englobés dans cette étude sont âgés entre 24 et 57 ans.

Les participants ont décrit un ensemble d'expériences internes et mentales, jugées plus intenses et plus profondes comme par exemple plus une grande sensibilité, plus grande créativité, capacité de concentration, clarté et perception accrue de la pensée.

Certains de ces patients exercent des professions exigeantes, d'autres ont une qualification supérieure leur permettant d'assurer des tâches sophistiquées. Ils ont décrit des périodes où les tâches extrêmement difficiles sont devenues incroyablement faciles, d'autres ont décrit des périodes de créativité, d'une capacité intellectuelle inhabituelle.

Un des patients a décrit son expérience, comment ses capacités intellectuelles sont parfois accrues, il voit la couleur autrement, avec plus d'éclat, la maladie bipolaire a rendu son accès à la musique et aux arts plus simples, et également plus profond. Il utilise la formule suivante : comme si cette maladie était une loupe grandissante entre moi et les émotions.

Il est important de comprendre ces points positifs décrits par les patients affectés par le trouble bipolaire, cela devrait nuancer l'image négative de cette maladie, l'image sociale, mais également l'image que les patients ont de leur propre maladie.

Les patients affectés par la maladie bipolaire peuvent être ingénieux, pleins d'humour, créatifs, mais ils ne sous-estiment pas, pour autant, les moments de dépression et  de tristesse engendrés par cette maladie.

N'oublions pas que de nombreux artistes et écrivains étaient ou sont affectés par le trouble bipolaire.

Réf

Fiona Lobban, Katherine Taylor, Craig Murray, Steven Jones. Bipolar Disorder is a two-edged sword: a qualitative study to understand the positive edge. Journal of Affective Disorders, 2012

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jeudi, 31 mars 2011

Réforme de la psychiatrie

samedi, 05 février 2011

Trouble bipolaire - Un point de vue psychiatrique

 

 

Le trouble bipolaire ou maniaco-dépression, est une maladie mentale grave qui est restée un mystère depuis des décennies.

Le trouble bipolaire a été autour probablement aussi beaucoup à longtemps que l'homme a, et depuis de nombreuses années patients souffrant de trouble bipolaire ont été diagnostiqués comme psychotiques ou schizophréniques. Tout cela a changé pour le mieux il ya vingt ans avec un diagnostic appelé "psychose maniaco-dépressive", et bien plus proche de la compréhension moderne d'aujourd'hui de l'état; spécialistes en psychiatrie à l'époque ne comprenait toujours pas pleinement la maladie.

Ces dernières années, des preuves plus psychiatriques a fait la lumière sur le trouble bipolaire, comme on l'appelle maintenant, et ils ont mis en évidence le problème - un déséquilibre chimique dans le cerveau. Récemment, des spécialistes en psychiatrie et les chercheurs ont également déterminé que le trouble bipolaire a effectivement des degrés variables de gravité et de différents types de symptômes.

Il a longtemps été suggéré que le trouble bipolaire est héréditaire et est héréditaire, mais les chercheurs à l'époque n'avait pas suffisamment de preuves pour appuyer leur théorie. L'étude d'aujourd'hui poursuit cependant et la recherche des fonctions du cerveau ont permis aux chercheurs de prouver à quel point cette maladie est à la fois héréditaires et biologiques.

Selon une recherche publiée dans l'American Journal of Psychiatry en 2000, les patients souffrant de trouble bipolaire ont fait plus de trente pour cent des cellules du cerveau d'une certaine classe qui ont à voir avec l'envoi de signaux dans le cerveau. Ce type de cellule du cerveau régule l'humeur, la façon dont une personne réagit au stress, et les fonctions cognitives. Les cellules du cerveau d'appoint cause directement la manie ou de dépression. Il n'est pas encore connu par les chercheurs en psychiatrie, cependant, pourquoi les patients souffrant de trouble bipolaire ont ces cellules cérébrales supplémentaires, et la recherche génétique se poursuit aujourd'hui pour déterminer ce qui causest cette anomalie des cellules cérébrales.

Suite à des cellules du cerveau et de la chimie du cerveau, les chercheurs en psychiatrie spéculent que des gènes différents dans la constitution génétique des patients bipolaires peuvent également contribuer à la cause et la nature héréditaire de trouble bipolaire. Des recherches récentes suggèrent que les gènes circadiens, qui régulent l'humeur, les hormones, la pression artérielle et l'activité cardiaque mai être liée à un trouble bipolaire. En particulier, l'absence ou l'anomalie du gène semble en réalité de porter sur les différents épisodes de manie.

En conclusion, plus de recherche doit être fait. Il ya encorebeaucoup à découvrir sur le cerveau humain et les forces, les produits chimiques, les réactions et les interactions que l'émotion régulier, et devenus négligents et la cause du trouble bipolaire.

 

jeudi, 16 décembre 2010

Lille ville de la solidarité

L'Etoile Bipolaire ainsi que d'autres associations concernant la personne malade et son entourage,ayant participé à l'élaboration du guide de l'aide à la personne malade et à son entourage

Ce guide est une source très importante de renseignements concernant ce sujet, il recense aussi toutes les associations dont le malade ou les siens peuvent avoir besoin y compris au niveau scolaire, juridique et travail...

 

 

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Suite à cette collaboration, j'ai eu l'honneur d'être invite au lancement de ce guide par Mesdames Martine Aubry et Bernadette Chirac

 

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Ce livret répondant à de grands besoins, je n'ai aucun doute sur son utilité.
 
Notez que ce guide est une première en france et que pour le bien de tous il s'en fera de semblables un peu partout dans la métropole
 
 
Denise

lundi, 06 décembre 2010

Les troubles bipolaires

 

Une définition des troubles bipolaires par BRYSTOL-MYERS SQUIBB

Santé Mentale


Les troubles de l’humeur (appelés dysthymies) correspondent à une perte de capacité d’un individu à contrôler ses affects, son humeur. En cas de dérèglement, l’humeur peut ainsi varier dans des proportions anormales.

Les troubles bipolaires sont des troubles de l’humeur regroupant des symptômes pouvant aller de l’état dépressif à l’accès maniaque, en passant par tous les stades intermédiaires. Il s’agit d’une maladie chronique.

L’humeur peut subir des variations plus ou moins importantes de part et d’autre d’un état d’humeur « normal » (que l’on pourrait représenter par une ligne médiane).

Schéma des troubles de l'humeur

Ce schéma représente une façon d’interpréter les troubles bipolaires aujourd’hui telle qu’admise par l’American Psychiatric Association. [1]

 

Épidémiologie

- En France, les troubles bipolaires touchent entre 1,2% et 5,5% de la population générale

- Dans le monde, leur fréquence varie selon les pays de 0,2% (Canada) à 5,1% (Hongrie) [3]

  • 0,5% en Amérique latine et en Asie
  • v1,5% en Amérique du Nord et en Europe

- Les femmes sont autant touchées que les hommes
- La maladie peut débuter à des âges variables :

  • L’âge des premiers symptômes n’excède pas 15 ans dans un tiers des cas [4]
  • Ils se situent entre 15 et 19 ans dans 27% des cas et surviennent au-delà de 20 ans dans 39% des cas. [5]
  • Les troubles bipolaires débutent chez l’adulte jeune. Selon le NICE (National Institute for Health and Clinical Excellence), le premier épisode survient avant 30 ans. Avec un âge moyen de 17 – 29 ans et un pic à l’adolescence de 15 à 19 ans [6].

Selon l’OMS, les troubles bipolaires sont la sixième cause de handicap chez les personnes de 15 à 44 ans. Source de difficultés chez l’adulte jeune, ils font partie des 10 causes majeures de handicap et de surmortalité reconnues dans le monde.

Symptômes de la maladie

La forme classique des troubles bipolaires consiste en une alternance d’accès dépressifs et d’accès maniaques, entrecoupés de périodes d’état normal. Il peut exister différentes formes cliniques, avec prédominance d’un pôle ou de l’autre, et des symptômes d’intensité variable (en passant par tous les stades de gravité).

Le diagnostic est rendu difficile lorsqu’il existe des formes atténuées, ou des formes où les symptômes sont essentiellement dépressifs.


Dans les troubles bipolaires on peut voir des symptômes dépressifs, hypomaniaques, ou maniaques.

L’épisode dépressif majeur [7]
L’épisode dépressif majeur témoigne d’un affaissement douloureux de l’humeur qui affecte les différentes sphères de la vie psychique, la cognition, les émotions, la motricité mais aussi les rythmes vitaux du sommeil et de l’appétit, ou la capacité à éprouver du plaisir et l’image de soi. Les symptômes qui sont le reflet de cette affection induisent une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement socioprofessionnel.


L’épisode maniaque [7]
L’épisode maniaque correspond, pour sa part, à l’occurrence d’une période nettement délimitée durant laquelle l’humeur est élevée de façon anormale et persistante pendant au moins une semaine.

Au cours de cette période, il existe une atteinte des mêmes domaines que dans l’épisode dépressif majeur, mais seulement trois symptômes sur une liste de sept sont nécessaires au diagnostic d’épisode maniaque, accompagnés d’une altération marquée du fonctionnement professionnel, des activités sociales ou des relations interpersonnelles :

- l’humeur est élevée de façon anormale et persistante, expansive ou irritable, clairement différente de l’humeur non dépressive habituelle, et ce tous les jours pendant au moins 4 jours.
- augmentation de l’estime de soi oui idées de grandeur.
- réduction du besoin de sommeil
- plus grande communicabilité que d’habitude ou désir de parler constamment.
- fuite des idées ou sensations subjectives que les pensées défilent.
- distractibilité (p. ex., l’attention est trop facilement attirée par des stimulus extérieurs sans importance ou insignifiants).
- augmentation de l’activité orientée vers un but (social, professionnel, scolaire ou sexuel) ou agitation psychomotrice.
- engagement excessif dans des activités agréables mais à potentiel élevé de conséquences dommageables (p. ex., la personne se lance sans retenue dans des achats inconsidérés, des conduites sexuelles inconséquentes ou des investissements commerciaux déraisonnables).


L’épisode hypomaniaque [7]
L’épisode hypomaniaque se distingue de l’épisode maniaque par sa durée (au moins quatre jours) et par une altération moindre du fonctionnement global.

Durant cette période de perturbation de l’humeur, au moins 3 des symptômes décrits dans l’épisode maniaque persistent avec une intensité significative.



De façon plus globale, les troubles bipolaires présentent des symptômes répartis en quatre catégories [8] :

- Symptômes touchant l’humeur :

  • Jovialité, euphorie, exaltation, mégalomanie
  • Hostilité, tristesse, irritabilité, anxiété
  • Sentiment de dévalorisation

- Symptômes affectant les fonctions intellectuelles :

  • Accélération de la pensée (surexcitation psychique),
  • Fuite des idées (succession rapide d’idées associée à un discours incohérent)
  • Inhibition
  • Difficulté d’attention et de concentration, troubles de la mémoire, perte d’énergie psychique

- Troubles du comportement :

  • Agitation, hyperactivité, important débit de parole
  • Ralentissement, fatigue, inhibition
  • Anorexie/boulimie
  • Insomnie ou augmentation/diminution du besoin de sommeil
  • Désinhibition sexuelle
  • Violence, suicide

- Symptômes psychotiques :

  • Délires, hallucination

Pathologies associées

[9]

Il est très fréquent que les troubles bipolaires soient associés à une autre pathologie qui peut interférer et retarder leur diagnostic. La fréquence de cette association peut aller jusqu’à 65%.

Ces pathologies sont :
- Abus et dépendance aux substances toxiques, particulièrement l’alcool, mais aussi la cocaïne, le cannabis, les opiacés, les amphétamines.
- Trouble déficit de l’attention/Hyperactivité (chez l’enfant et l’adulte)
- Troubles anxieux
- Troubles obsessionnels compulsifs (TOC)
- Troubles du contrôle des impulsions (kleptomanie, pyromanie, jeu pathologique)
- Troubles de la personnalité (traits de caractères rigides ou inadaptés)
- Troubles du comportement alimentaire

Il est important de rechercher ces pathologies lorsqu’on soupçonne des troubles bipolaires et inversement, de rechercher des troubles bipolaires lorsqu’un patient présente une de ces pathologies.

Facteurs de risque

[10] [11]

Il existe des facteurs pouvant influencer le développement des troubles bipolaires. Ces risques peuvent être génétiques et/ou sociaux.

Facteurs de risques génétiques
En effet, si un membre de la famille souffre d’un trouble bipolaire le risque de développer la maladie est de :

- 40% à 70% si c’est un jumeau monozygote
- 10% si c’est un frère ou une sœur
- 5% à 10% si c’est un parent de premier degré (vs 1% dans la population générale).


Facteurs de risques sociaux
Des facteurs de risques sociaux tels que des événements de vie stressants (problèmes familiaux, conjugaux, professionnels) et l’altération des rythmes peuvent favoriser le développement des troubles bipolaires.

Retentissement professionnel et familial et social
Les troubles bipolaires peuvent être responsables de précarité professionnelle ou de chômage, du fait des arrêts de travail répétés ou des licenciements. De même, les patients plus jeunes peuvent se retrouver en situation d’échec scolaire.

La vie familiale est perturbée de façon importante, tant en ce qui concerne les relations entre conjoints que les relations parents-enfants, ou avec la famille au sens plus large.

Le comportement du patient lors des phases maniaques (dépenses excessives, mauvaise gestion) peut provoquer des difficultés financières. Il peut aussi l’amener à être impliqué dans des actes délictueux ou des situations conflictuelles avec son voisinage.

> Pour avoir plus d’informations sur le retentissement de cette maladie, consultez le lien : http://www.bmsfrance.fr/Zoom-troubles-bipolaires.html#retentissement

Traitement

[12]

L’objectif du traitement des troubles bipolaires est de ramener l’humeur à un état normal, puis de prévenir les récidives d’états maniaques ou d’épisodes dépressifs.

La prise en charge des troubles bipolaires a beaucoup évolué ces dernières décennies. Il y a plus de 50 ans, les médecins n’avaient à leur disposition que peu de traitements médicamenteux.

- Les thymorégulateurs (ou stabilisateurs de l’humeur) sont destinés à réguler les troubles de l’humeur, ils comportent plusieurs classes de médicaments dont certains antiépileptiques ;

- Les antipsychotiques sont indiqués dans le traitement des épisodes maniaques aigus et préviennent, en fonction des molécules, la réapparition de nouveaux épisodes.

Le traitement de la maladie bipolaire nécessite une approche curative et préventive.
La prise en charge thérapeutique des épisodes maniaques dans les troubles bipolaires comporte deux pôles de traitement :

- Le traitement de la crise, destiné à soulager le patient, de façon rapide, efficace et maintenue.
- Le traitement de fond, préventif ou prophylactique, a pour objectif de prévenir la réapparition de nouveaux épisodes.

Cette efficacité thérapeutique est le préalable nécessaire et indispensable à tout travail de restauration sociale, familiale et professionnelle. Certains médicaments sont tout à la fois curatifs à action rapide et prophylactiques. Ce double potentiel se révèle très précieux pour les patients. Ils peuvent ainsi garder le même traitement tout au long de leur maladie et cette simplicité constitue un atout en termes d’observance thérapeutique.

Parce que les troubles bipolaires évoluent sur un mode chronique et récidivant, il est important de tenir compte de la tolérance des médicaments. La survenue des effets secondaires est la principale cause d’un arrêt de traitement, et, en corollaire, de rechute.

 

Thérapies complémentaires

Parallèlement à la prescription de médicaments, l’application de règles d’hygiène de vie (respect d’une quantité d’heures de sommeil et des rythmes sociaux…) et l’institution d’une prise en charge psychothérapique sont nécessaires.

La psychothérapie améliore notamment la qualité de l’observance et apporte un soutien nécessaire au patient et à son entourage. Dans certains cas, la une psychothérapie spécifique peut être justifiée.

Pour en savoir plus, consultez le Guide Affection de Longue Durée – Troubles Bipolaires de la HAS – 2009.

 

[1] Source : American Psychiatric Association Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, 4th edition, text revision (DSM-IV-TR). American Psychiatric Press ; 2000:382–401 ; Goodwin and Jamison. Manic-Depressive Illness. New York : Oxford University Press, 1990 ; World Health Organization International Statistical Classification of Diseases and Related Health Problems, 10th Revision. Online Version for 2007. Available at : http://www.who.int/classifications/....

[2] M de Zélicourt, et al. Les troubles bipolaires en France. L’Encéphale 2003 ;XXIX:248-53, cahier 1.

[3] Slama F. Epidémiologie des troubles bipolaires de l’humeur. Rev Prat, 2005 ; 55:481-5.

[4] Etude ECHO : Hirschfeld RMA, Lewis L, Vornik LA (2003). Perceptions and impact of bipolar disorder : how far have we really come ? Results of the national depressive and manic-depressive association 2000 survey of individuals with bipolar disorder. J Clin Psychiatry, 64 : 161-174 )

[5] Etude ECHO : Morselli PL and Elgie R. (2003) - GAMIAN-Europe/BEAM survey : I - Global analysis of a patient questionnaire circulated to 3450 members of 12 European advocacy groups operating in the field of mood disorders ; Bipolar Disorders, 5, 265-278.

[6] Nice 2007 - National Institute for Health and Clinical Excellence

[7] Azorin JM. Qu’est-ce que le trouble bipolaire ? L’Encéphale, 2006, Vol. 32, n° 4, Part 2, 489-496

[8] Chiaroni P. Aspects cliniques et diagnostic des troubles bipolaires. Rev Prat 2005 ;55:493-9.

[9] Lipski H, Baylé F. Troubles bipolaires et comorbidité psychiatrique. Rev Prat 2005 ;55:501-6.

[10] Müller–Oerlinghausen B, et al. Bipolar Disorder, Lancet 2002 ; 359 :241-7

[11] Lish JD et al. The National Depressive and Manic-Depressive Association (DMDA) survey of bipolar members. J Aff Dis 1994, 31-281-94.

[12] Gay C, Olié JP. Prise en charge des troubles bipolaires. Rev Prat 2005 ;55:513-22.

samedi, 18 septembre 2010

Être Bipolaire

 

Ce très beau texte de mon amie Amberwood vous expliquera comment elle vit sa bipolarité

 

 

Etre bipolaire

c'est ne plus être soi c'est être deux parfois,

celui qui agit sans se contrôler

celui qui regarde et qui ne comprend pas.

 

Etre bipolaire

c'est aussi partir très loin dans sa tête,

inventer son histoire, sortir de la réalité.

Etre sûr que c'est l'autre qui ne vous comprend pas.

Alors crier plus fort, devenir agressif et parfois, violent

et puis le lendemain ne se souvenir de rien.

 

Etre bipolaire

c'est aussi s'envoler, ne plus avoir de doute, ne plus avoir de peur.

Etre alors convaincu qu'on peut tout réussir jusqu'au plus grand projet jusqu'à sa déchéance.

C'est bouilir d'énergie ne plus la contrôler; ne plus avoir besoin de dormir la nuit.

C'est parler bien plus vite c'est ne plus se comprendre;

ressentir l'énergie habiter votre corps vous sentir bien plus fort.

C'est ne pas supporter que les autres ne suivent pas

qu'ils se fatiguent de vous et parfois, baissent les bras.

 

 

Etre bipolaire

c'est un jour pour rien tomber dans le néant

et se mettre à pleurer ne plus aimer la vie;

c'est se réfugier bien au chaud, dans son lit.

C'est rêver que le jour, demain ne se lève pas.

C'est repousser les gens même ses meilleurs amis.

Ne plus pouvoir sortir de son nid, de chez soi

et être persuadé que le danger est là.

C'est avoir honte aussi de ne plus pouvoir rien faire,

qu'on vous dise , tout le temps de faire un petit effort.

Mais ce qu'ils ne savent pas c'est qu'à ces moments-là

pour nous, à l'intérieur il n'y a plus rien à faire.

 

 

Etre bipolaire

c'est voir la vie qui passe et vous, qui, à côté, n'en faites plus partie.

C'est l'envie d'en finir.

C'est ne plus supporter d'avoir mal, de souffrir

de ne plus se reconnaître.

D'avoir une impression de double identité;

et parfois même pire d'être vraiment habité.

De ne plus rien maîtriser de se faire mal, jusqu'où?

ou de faire mal aux autres..

 

 

Etre bipolaire

c'est lâcher notre monde et partir dans un autre que l'on ne connait pas;

y voir même des êtres, des choses, qui n'existent pas à vos yeux

ni aux nôtres d'ailleurs.

C'est avoir peur de ça.

C'est être en psychiatrie pour rester protégé.

C'est reposer les autres ceux qui vivent avec nous.

C'est que l'on ne nous voit pas, parce qu'on a honte de soi;

c'est la peur de sortir et d'afronter le monde.

Nous demander sans cesse: sommes nous capables ou pas?

 

 

Etre bipolaire,

c'est la médication c'est essayer, sans relâche tant que ça ne marche pas.

Tant que l'on ne peut pas reprendre une vie sereine.

Et c'est subir aussi, les effets secondaires, les tremblements, le flou;

ces moments, où pour nous aider, on est vraiment drogué!

Les moments de colère, de déni de dégoût, de fatigue, de doutes,

et puis de désespoir.

C'est quand on y croit plus et qu'on appelle la mort

pour supporter la vie; qu'on se voit déjà mort

tellement et tellement, qu'on a envie plus fort.

 

 

Et puis si un beau jour à force d'essayer, un peu comme un miracle;

on devenait alors, plus équilibré voire même stabilisé;

alors à ce moment il faut se retrouver

non!

Bien plus que ça encore il faut se découvrir.

Et il faut accepter de vivre sans envolées, sans ces moments qu'on aime, ces vagues de folie.

C'est si paradoxal!

Que même moi je l'avoue comprendre, j'ai du mal...

Il est si difficile de savoir ce qui est bipolaire ou, fait partie de nous;

il nous faut entreprendre une longue route encore.

Se persuader qu'on a sa propre identité.

Qu'on est quelqu'un, malgré la bipolarité.

 

Amberwood.